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Quand l'Acadie devient un cadeau générationnel

Une jeune fille aux cheveux roux avec des drapeaux acadiens sur la tête.

Les célébrations du Congrès mondial acadien ont rassemblé des gens de tous âges, cette semaine.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les aînés de l'Acadie de l'Île-du-Prince-Édouard se rapprochent des jeunes afin de leur transmettre le plus beau cadeau qui soit : celui de l'héritage d'une culture qui marque aujourd'hui le quotidien de ces familles.

La population acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard vieillit et se fait moins nombreuse depuis déjà un certain temps.

Comme dans bien des endroits à travers le Canada, la langue de Shakespeare s’est frayé un chemin chez les plus jeunes.

Pour contrer ce problème et pour assurer la survie de la culture acadienne sur l’île, les parents et les familles se mobilisent afin de la transmettre aux générations suivantes.

Déjà, ils commencent à voir une différence.

La survie d’une langue à travers la famille

Simon Doucette a 10 ans et il a grandi avec cette idée de sauver la culture de ses ancêtres.

Un jeune garçon avec des lunettes parle au micro.

Simon Doucette a 10 ans et il a grandi avec cette idée de sauver la culture de ses ancêtres.

Photo : Radio-Canada

Je veux continuer ma culture acadienne et parler le français.

Simon Doucette, 10 ans

En plus d’être fier de ses racines, il est très heureux que le Congrès mondial acadien prenne place dans son coin de pays. Il est persuadé que plusieurs seront charmés par la vitalité de la culture acadienne durant les festivités.

Je pense que c’est vraiment amusant comme tous les Français peuvent se voir et que l’on puisse faire toutes ces choses ensemble, dit-il.

Du haut de ses 17 ans, Harlee Grenier pense comme Simon. Elle fait aussi partie de ces jeunes qui sont fiers de la culture acadienne.

Ma famille est acadienne; alors on dit tous ça qu'on est Acadien, qu'on est Acadienne, mais c’est pas juste la langue, c'est aussi la porter dans ton coeur, indique la jeune fille.

Un défi pour les parents

Pour ancrer la culture acadienne dans le coeur de leurs enfants, ces parents francophones ont dû s’activer au quotidien. Ils racontent que c’est un travail continuel.

Des enfants jouent de la musique sur scène.

Des enfants ont préparé tout un spectacle pour faire danser leur communauté, lors des célébrations acadiennes du Congrès mondial acadien.

Photo : Radio-Canada

C’est un défi et cela prend un certain effort, ce n’est pas toujours facile.

Josée Gallant-Gordon, mère de famille

Selon elle, le travail des parents serait vain si ce n’était de l’aide qu’ils reçoivent du Conseil scolaire acadien de l’île, ainsi que des nombreux efforts faits par l’école pour sauvegarder le français.

Monique Arsenault est mère de famille, mais aussi directrice du centre communautaire de sa région. Pour elle et son mari, parler en français avec leurs enfants à la maison est essentiel.

Une femme parle devant la caméra et on voit à l'arrière les célébrations acadiennes.

Pour Monique Arsenault et son mari, parler en français avec leurs enfants à la maison est essentiel.

Photo : Radio-Canada

C'est juste une partie de notre journée : tous les jours, on parle français à la maison avec nos enfants, raconte Mme Arsenault.

Pour mon mari et moi, on est Acadiens tous les deux, mais on parlait peut-être plus en anglais, on était plus confortables en anglais; mais avec nos enfants, on a décidé de parler en français.

Quand les écoles et les municipalités embarquent

D'un bout à l'autre de la province, les centres scolaires et communautaires jouent un rôle primordial dans la conservation et dans le développement du français.

Monique Arsenault se réjouit de voir toutes les activités et les événements qui sont organisés dans les différentes communautés de l’Île-du-Prince-Édouard, dans le but de relier les générations acadiennes entre elles.

Des dames habillées aux couleurs de l'Acadie écoutent un spectacle et frappent des mains.

Pour veiller à la sauvegarde de la culture acadienne, de nombreux grands-parents participent à des activités jeunesse, afin de transmettre leurs valeurs aux générations suivantes.

Photo : Radio-Canada

On fait beaucoup d’activités intergénérationnelles avec des grands-parents et la communauté âgée, pour avoir les jeunes, pour voir ce qui se passe, parler de notre école Pierre-Chiasson, explique la mère de famille.

Le but, c’est toujours de passer aux plus jeunes cette richesse-là.

Des dames âgées sont habillées aux couleurs de l'Acadie et ont beaucoup de plaisir à regarder le spectacle.

La cinquième journée du Congrès mondial acadien a elle aussi rassemblé beaucoup de gens durant ses festivités.

Photo : Radio-Canada

Et cette réussite dépasse aujourd'hui le cadre des écoles : des municipalités et des entreprises de la province réclament ces Acadiens francophones dans leur équipe de travail.

J'ai des étudiants à mon école qui ont quatre emplois d'été, parce qu'ils [les employeurs] les placent toujours à des points clés pour promouvoir la langue, et les gens sont en train de développer cette fierté-là, dit la directrice de l'École La-Belle-Cloche, Maryse Chapman.

Avec les renseignements de Julien Lecacheur

Nouveau-Brunswick

Société