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Gagner sa vie grâce au vélo de montagne

Un homme sur un vélo de montagne qui dévale une pente aménagée.

L'événement Crankworx rassemble plus de 1000 athlètes professionnels qui viennent du monde entier.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Alexandre Milette-Gagnon

Caoutchouc sur terre battue, acrobaties et vitesse sont les ingrédients de Crankworx, le « Superbowl » du vélo de montagne qui se tient actuellement à Whistler. Si le vélo de montagne rassemble autant les foules, est-il facile pour ses adeptes de vivre de ce sport?

Pour la championne en titre du dernier événement Crankworx qui se tenait à Roturua en Nouvelle-Zélande, Vaea Verbeeck, cela ne fait pas de doute : arriver à vivre du vélo de montagne est un processus houleux et comptant de nombreux défis. L'athlète canadienne fait notamment référence aux blessures à sa clavicule, une situation qui lui est arrivée à trois reprises. Par ailleurs, les très nombreux sacrifices financiers que doivent faire les athlètes pour pouvoir participer à des compétitions d'envergure sont un autre inhibiteur à l'atteinte du statut professionnel.

Il y a des moments où je me suis demandé si je devais arrêter et avoir une vie normale.

Vaea Verbeeck, athlète professionnelle de vélo de montagne

Aujourd'hui, la Canadienne peut jouir du fait qu'elle fasse partie du circuit professionnel et que le vélo de montagne soit son gagne-pain. Elle en est d'ailleurs extrêmement reconnaissante.

Une cycliste souriante avec des lunettes au cou.

Vaea Verbeeck est la championne en titre du Crankworx de Rotorua en descente

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Même son de cloche du côté de Fabien Cousinié, un athlète professionnel et gestionnaire d'une équipe. Les gros défis dans une carrière sont de pouvoir surmonter les blessures , dit-il en ajoutant que le vélo de montagne est un sport « d'adaptation ».

Des sacrifices

Tous n'ont pas la chance de pouvoir vivre à temps plein du vélo de montagne. C'est le cas de Chaney Guennet, un athlète semi-professionnel originaire de France. Celui-ci doit travailler à certaines périodes de l'année pour pouvoir assurer sa présence dans les courses. L'an dernier, il a remporté la course de « pumptrack », ce qui lui a mérité une place à la compétition de cette année.

Les athlètes s'entendent pour dire que le fait de participer aux compétitions est une « dépense importante ». À une certaine époque, Vaea Verbeeck travaillait durant l'hiver pour arriver à financer sa participation aux championnats. Elle croit que le moment décisif dans sa carrière est survenu lorsqu'elle a décidé de cesser de travailler en janvier plutôt qu'en avril, afin de maximiser le temps qu'elle passe à s'entraîner. Bien que cette décision ait considérablement aidé à augmenter ses résultats, elle avoue que cela a été difficile financièrement.

Le réalisateur vidéaste Alexandre Lamic est allé à la rencontre de ces jeunes professionnels du vélo de montagne

Gazouillis, mentions j'aime et partage

Heureusement pour ces athlètes, internet et les réseaux sociaux jouent un rôle important dans l'atteinte du statut de professionnel.

Par exemple, la Canadienne Vaea Verbeeck compte tout près de 16 000 abonnés sur son compte Instagram. La cycliste Rachel Atherton, elle, a une communauté qui dépasse les 290 000 abonnés.

Le Crankworx en 5 faits saillants

La crème de la crème

Si l’événement laisse une place aux amateurs et initiés, le rassemblement reste axé sur la compétition des athlètes professionnels venus du monde entier. On dénombre 1 181 athlètes professionnels qui prennent part aux compétitions qui se déclinent en six disciplines. La semaine de compétition se conclura sur deux grands événements de championnats du monde.

Un événement qui rassemble les foules

Chaque année, plus de 300 000 spectateurs se déplacent vers la municipalité de Whistler pour assister aux nombreuses compétitions qui ont lieu au parc de vélos de montagne. L’événement qui dure 9 jours compte sur l'appui de 340 bénévoles.

Une place de taille pour les athlètes canadiens

L’unifolié est bien représenté à cette compétition mondiale. Parmi les athlètes canadiens à surveiller, on compte Georgia Astle, une athlète originaire de Whistler qui prendra part à la compétition d'agilité sur courte piste (pumptrack) et Brett Rheeder, originaire de Mont Albert en Ontario. Ce dernier participera aux championnats du monde de descente acrobatique, communément appelée slopestyle.

D'autres arrêts du circuit

Crankworx se tient également dans deux autres destinations. Un premier événement a lieu à Rotorua en Nouvelle-Zélande au mois de mars. L'autre se tient dans la ville d'Innsbruck en Autriche au mois de juin. Les deux événements satellites ont respectivement commencé en 2015 et 2016.

Le sport adapté

L'événement laisse une place importante au sport adapté. Des courses de vélos adaptés à trois et quatre roues sont organisées durant la semaine.

Un rêve

Un athlète de vélo de montagne est assis sur la selle de son vélo et est photographié à contre-plongée.

Adrien Lauron.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Adrien Lauron, affirme, quant à lui, que c’est un mélange de facteurs qui ont contribué à sa venue sur le circuit professionnel. Il pense qu’il faut savoir saisir les chances et les occasions qui se présentent pour pouvoir atteindre le statut d’athlète professionnel. Il dit qu'il a longtemps rêvé d'atteindre ce statut.

Je pense que n’importe quel enfant qui fait de la compétition rêve de devenir professionnel.

Adrien Lauron, athlète de vélo de montagne

Vaea Verbeeck, elle, souligne être extrêmement reconnaissante de ses choix de vie. Le vélo de montagne m’a amené ma famille, mes amis, mes amours, je suis bien contente d’avoir continué , dit-elle.

La compétition Crankworx se tient jusqu’au 18 août au parc de vélo de montagne de Whistler.

Avec les informations d'Alexandre Lamic

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