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Une Franco-Ontarienne partage son expérience sur la résistance avec des Anglo-Québécois

La représentante de l'Université Laurentienne au RÉFO, Marie-Pierre Héroux

La coprésidente du RÉFO, Marie-Pierre Héroux, soutient que personne ne peut décider à la place d'une communauté.

Photo : Radio-Canada / Carl Sincennes

Radio-Canada

De jeunes Anglo-Québécois âgés de 18 à 26 ans sont réunis jusqu'à jeudi au campus de l’Université Bishop en Estrie, au Québec, pour discuter des enjeux linguistiques.

La coprésidente du Regroupement des étudiants franco-ontariens (RÉFO), Marie-Pierre Héroux, a parlé de l’Université de l’Ontario français et de la résistance franco-ontarienne à la suite des compressions annoncées par le gouvernement Ford en novembre. Une partie de son intervention était centrée sur son expérience d’étudiante francophone bilingue en Ontario.

Marie-Pierre Héroux s’est dite marquée par l’intérêt que les jeunes anglophones ont manifesté vis-à-vis de la lutte des Franco-Ontariens, même si certains ne connaissaient pas ce qui se passait en Ontario, a-t-elle fait remarquer à l'émission Y a pas deux matins pareils.

Il y a des groupes de jeunes qui ont manifesté le besoin de collaborer avec des associations des jeunes en Ontario sur notre modèle de résistance.

Marie-Pierre Héroux, coprésidente du Regroupement des étudiants franco-ontariens

Des similitudes et des différences

Les échanges avec les jeunes anglophones ont permis à Marie-Pierre Héroux de dégager quelques éléments de ressemblance et de différence entre les minorités linguistiques du Québec et de l’Ontario.

En tant que Franco-Ontarienne, je fais partie de la minorité francophone comme eux [font partie de la minorité anglophone] au Québec. Par contre, lorsqu’ils sortent du Québec, ils cessent d’être une minorité, alors que moi, je suis minoritaire dans tout le Canada en dehors du Québec.

Marie-Pierre Héroux

L'étudiante en histoire de l'Université Laurentienne, en Ontario, a noté que certains jeunes Anglo-Québécois ne savent pas ce qui se passe en Ontario, notamment les différentes coupes dans les services en français. Ils étaient surpris de savoir qu'on le vivait en Ontario, a-t-elle raconté.

Les mêmes enjeux scolaires

Les communautés franco-ontarienne et anglo-québécoise sont proches, a mentionné Marie-Pierre Héroux.

Selon elle, les deux communautés font face aux mêmes défis quant aux enjeux scolaires : Les Anglo-Québécois veulent être capables de gérer leurs propres conseils scolaires afin de décider pour leur propre communauté, déclare-t-elle.

Toronto

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