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Sur les traces des ancêtres acadiens de Rustico à l'Île-du-Prince-Édouard

La directrice du Centre acadien Grand-Rustico, Andréa Deveau, avec deux visiteurs, Jacques Côté et Micheline Guillot, dans le Sentier de nos racines à Rustico à l'Île-du-Prince-Édouard.

La directrice du Centre acadien Grand-Rustico, Andréa Deveau, avec deux visiteurs, Jacques Côté et Micheline Guillot, dans le Sentier de nos racines à Rustico à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

François Pierre Dufault

Un ajout de dernière minute à la programmation du Congrès mondial acadien (CMA) a permis, mardi, à quelques dizaines de personnes de s'imprégner de l'histoire de la région acadienne de Rustico à l'Île-du-Prince-Édouard.

Après un repas traditionnel servi en plein air, les participants étaient invités à se balader dans le Sentier de nos racines, un sentier d'un kilomètre qui serpente les terres sur lesquelles des Acadiens sont établis depuis le 18e siècle.

L'entrée du sentier est située entre le musée de la Banque des fermiers de Rustico et la maison Doucet, qui est le plus ancien bâtiment connu à l'Île-du-Prince-Édouard.

C'est une façon de créer un sentiment d'appartenance, affirme Andréa Deveau, la directrice du Centre acadien Grand-Rustico. Oui, c'est important de parler la langue française. Oui, c'est important de reconnaître le drapeau acadien. Mais l'Acadie, c'est plusieurs choses. Il y a aussi la nature, là où nous ancêtres avaient établi leurs fermes. C'est ce que le sentier représente.

Le Centre acadien Grand-Rustico a jeté les bases du projet en 2013.

Le long du Sentier de nos racines, on retrouve un belvédère donnant sur la baie de Rustico, et une plateforme sur laquelle les balbuzards peuvent faire leur nid durant l'été.

Mardi après-midi, la promenade sur le Sentier de nos racines à Rustico avait quelque chose d'émouvant pour Jacques Côté et Micheline Guillot, qui sont originaires du Québec et qui sont établis en Nouvelle-Écosse depuis 27 ans.

Le couple s'est dit touché par toute l'énergie déployée par la petite communauté acadienne et francophone de la côte nord de l'Île-du-Prince-Édouard dans la réalisation de ce sentier sur les traces de ses ancêtres.

Ce n'est pas qu'un sentier pour marcher et regarder le paysage. On remarque la participation des bénévoles et des artistes, témoigne Micheline Guillot. La murale à l'entrée [du sentier] faite en bois de grève, c'est de toute beauté. C'est tout simple. Mais c'est une oeuvre d'art.

La maison Doucet, à Rustico, est le plus ancien bâtiment connu à l'Île-du-Prince-Édouard. Elle date du 18e siècle.

La maison Doucet, à Rustico, est le plus ancien bâtiment connu à l'Île-du-Prince-Édouard. Elle date du 18e siècle.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Jacques Côté, qui a été enseignant au Collège de la Garde côtière canadienne, et qui demeure impliqué dans sa communauté d'adoption, à Sydney au Cap-Breton, souligne lui aussi le travail des bénévoles acadiens de Rustico. Le défi aujourd'hui pour les instigateurs [de projets], ce n'est pas vraiment de donner un salaire ou d'administrer des fonds, c'est de motiver les gens à développer un sentiment d'appartenance, confie-t-il.

Depuis leur arrivée en Nouvelle-Écosse, il y a près de trois décennies, Jacques Côté et Micheline Guillot poursuivent leur découverte de l'Acadie. Ils ont pris part à plusieurs éditions du CMA. C'est d'ailleurs en remontant son arbre généalogique lors du CMA dans la Péninsule acadienne en 2009 que Micheline Guillot a découvert qu'elle avait plusieurs ancêtres acadiens.

Au départ, une balade dans le Sentier de nos racines ne faisait pas partie de la programmation du CMA 2019 à Rustico. C'était un ajout de dernière minute, explique Andréa Deveau. Mais cette rencontre avec Jacques et Micheline me prouve que ça en valait la peine.

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