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Au tour de Scotstown d'exiger des comptes à Valoris

Un camion ensevelit des déchets sous la terre.

Le site d'enfouissement de Bury.

Photo : Image fournie par Valoris

Radio-Canada

Une nouvelle voix s'élève pour réclamer des comptes à Valoris. Après Cookshire-Eaton mardi, la municipalité de Scotstown dit elle aussi avoir de vives inquiétudes à propos de la gestion de la régie paramunicipale de gestion des déchets.

Beaucoup de questions techniques et administratives demeurent sans réponse, notamment en ce qui concerne le plan d'affaires de Valoris et ses projections de rendement, estime le maire de Scotstown, Iain MacAulay.

Quand on est rendu qu'on ne sait pas les prévisions, comme l'augmentation qu'on a eue au milieu de l'année qui représente au-delà de 20 000$, c'est immense pour notre municipalité et c'est impensable qu'on puisse faire la même chose l'an prochain, souligne-t-il, en précisant que le budget de sa municipalité de 450 habitants est de 920 000$.

Steve Lussier, maire de Sherbrooke, lors d'un scrum avec les journalistes

Steve Lussier, maire de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / Christine Bureau

Rencontré mercredi matin, le président du conseil d'administration de Valoris, Steve Lussier, s'était dit surpris de la sortie de la Municipalité de Cookshire-Eaton qui demande à la Régie de gestion des déchets de lui rendre des comptes en prévision de son prochain budget.

M. Lussier concède qu'il est normal que les municipalités demandent de rendre des comptes. Il a toutefois tenu à les rassurer. Il y a un plan d'action qui est en place, mais il faut en parler avec le conseil d'administration dans un premier temps, insiste-t-il.

Une rencontre entre la Municipalité et le conseil d’administration a été annulée en début de semaine sous prétexte que le plan d’affaires de Valoris n’est pas encore prêt à être présenté. La rencontre a été reportée en octobre.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, s’insurge contre ce délai. Est-ce que c’est normal qu’il n’y a rien de fait quand il y a une dette de 44 millions de dollars, quand il faut probablement faire une taxe spéciale à nos citoyens? Moi, je veux des réponses, s'exclame-t-elle.

Une rencontre a eu lieu entre la Municipalité et le vice-président du conseil d’administration de Valoris, mais les questions de la mairesse sont restées sans réponse.

Le problème est connu depuis longtemps. Pourquoi, à cause de notre communiqué, on se réveille?, s'interroge Mme Lapointe qui, en ce moment, a perdu confiance dans la gestion de Valoris.

La Municipalité souhaite, quant à elle, évaluer les coûts à venir pour éponger la dette de l'entreprise avant de ficeler son budget en septembre. Il en coûterait 5,5 millions de dollars à la Municipalité pour se retirer de Valoris.

Estrie

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