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Audience du BAPE : dépôt des mémoires pour le gazoduc d’Énergir

Foule à l'audience du BAPE.

Le BAPE produira un rapport de cette audience publique destiné au ministère de l'Environnement.

Photo : Flavie Villeneuve

Flavie Villeneuve

Le morcellement des grands projets a été une nouvelle fois au centre des reproches lors de la deuxième séance du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), qui se tenait mardi soir dans l'arrondissement de Chicoutimi.

Des citoyens et des organisations se sont succédé pour prendre la parole concernant le projet d’Énergir de construire une desserte de gaz naturel dans la zone industrialo-portuaire de Saguenay.

D’une même voix, la plupart des intervenants ont déploré que les impacts cumulatifs ne soient pas suffisamment envisagés.

Les intervenants présentaient des mémoires ou donnaient leur opinion pour la première fois concernant la construction de la conduite de gaz naturel de 13,8 kilomètres dont l’objectif est d’alimenter l’usine que Métaux BlackRock souhaite construire à La Baie.

Le Conseil régional de l’environnement et du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CREDD) ainsi que la Coalition Fjord dénoncent le morcellement du projet.

Pour limiter les impacts cumulatifs sur le milieu, il faut que les initiateurs des projets, soit Métaux Blackrock, Énergir, la Ville de Saguenay et Hydro-Québec, collaborent pour coordonner les travaux. Ils pourraient envisager de partager les chemins pour limiter la fragmentation des habitats et des milieux humides.

Alexandra Dupéré, porte-parole du CREDD

La protection des milieux humides et de la végétation est d’ailleurs le principal défi d’Énergir.

Une carte dépeignant le tracé du gazoduc que souhaite construire Énergir.

Le gazoduc de près de 14 kilomètres proposé par Énergir pour alimenter Métaux BlackRock partirait de l'aéroport de Bagotville et aboutirait sur le chemin du quai Marcel-Dionne à La Baie.

Photo : Courtoisie

L’Union des producteurs agricoles craint aussi les impacts négatifs sur les terres.

En traversant la zone agricole, le pipeline pourrait entraîner des pertes au niveau des cultures en cas de bris. Le promoteur promet des compensations, mais la perte de temps des agriculteurs est un autre préjudice, a soulevé Gilles Brassard, président de l’UPA, durant l’audience.

Pour sa part, Regroupement vigilance hydrocarbures Québec s'est fermement opposé au projet et défend une économie durable.

Ce n’est pas une fois la conduite installée qu’on sera capable d’en atténuer ses effets.

Louise Morand, porte-parole du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec

Le co-porte-parole de la Coalition Fjord Adrien Guibert-Barthez a surenchéri sur ce point et en réclamant plus d’informations sur les répercussions des fuites éventuelles de la conduite.

À la défense du projet

L’instigateur de la pétition en faveur des grands projets industriels, Pierre Charbonneau, dit oui aux projets Énergie Saguenay, Arianne Phosphate et Métaux Blackstock et il voit d’un bon œil la construction du pipeline en matière d'emplois et de retombées économiques.

Selon lui, le gaz naturel est un bonne option de remplacement d'autres combustibles comme le charbon.

À la lumière de tous ces commentaires, le BAPE doit maintenant rédiger un rapport qui sera destiné au ministre de l'Environnement, Benoit Charette.

Saguenay–Lac-St-Jean

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