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Cycliste happé dans l’est d’Ottawa : la famille espère un miracle

Deux femmes et un homme posent pour la caméra dans la rue.

De g. à dr. : La soeur d'Idan Azrad, Keren Hamisha, son père et sa mère.

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Radio-Canada

Idan Azrad, l’homme de 27 ans happé par une voiture le 6 août alors qu’il circulait en vélo sur le chemin Renaud, à Ottawa, demeure dans un état critique. Ses proches veulent tout faire pour le garder vivant, alors que, selon eux, l’hôpital souhaite arrêter de le maintenir en vie artificiellement.

La dernière chose qu’il a dite à ma fille avant de partir, c’est : “Au revoir, je t’aime. On se verra à mon retour”. Et il n’est jamais rentré à la maison, se rappelle avec émotion la belle-sœur d’Idan, Brittany Lepp.

Depuis l’accident, les proches d’Idan n’ont pu qu’espérer qu’il se porte mieux. Les parents et la sœur du cycliste sont venus d’Israël pour être à son chevet.

À peine arrivée au Canada, la parenté immédiate d’Idan a été confrontée, tout comme ses proches déjà installés au pays, au pronostic des médecins. Selon la famille, les spécialistes leur ont suggéré d’arrêter de maintenir le jeune homme en vie artificiellement, car ce dernier serait dans un état de mort cérébrale.

Quand [le médecin] nous a dit qu’il n’y avait plus d’utilité à le maintenir en vie artificiellement, c’était choquant. Pourquoi parvenir à cette conclusion si tôt? Ce n’était que deux jours après l’accident, se demande Keren Hamisha, la soeur d’Idan.

Nous avons expliqué qu’en tant que famille juive pratiquante, il fallait épuiser tous les recours, même la prière et un miracle, pour nous assurer que nous avions tout essayé, ajoute-t-elle.

L’Hôpital d'Ottawa n’a pas confirmé si son personnel médical a bel et bien recommandé d’arrêter de garder l’homme en vie.

La famille Azrad dit maintenant redouter l'inévitable coup de fil du centre hospitalier qui leur annoncera qu'il est temps de débrancher Idan des machines qui le maintiennent en vie.

Améliorer la sécurité

Peu après l'accident, la conseillère du quartier Innes, Laura Dudas, avait déclaré que les virages serrés sur le chemin Renaud étaient une préoccupation pour les automobilistes.

C'est un enjeu pour de nombreux conducteurs. Il y a eu plusieurs véhicules qui ont glissé sur le côté de la route, avait-elle dit à CBC.

De son côté, la famille Azrad demande à la Ville d'Ottawa d'en faire davantage pour protéger les cyclistes. Si les pistes cyclables sont efficaces, pourquoi des gens continuent d'être percutés?, demande Brittany Lepp.

D'après les informations de Yasmine Mehdi

Ottawa-Gatineau

Accident de la route