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Investiture démocrate : Stacey Abrams passe son tour

Stacey Abrams, vêtue de vert, sourit à la caméra.

Stacey Abrams avait confirmé en mars 2019 qu'une candidature à l'investiture démocrate était sur la table.

Photo : The Associated Press / John Amis

Radio-Canada

Étoile montante du Parti démocrate, la politicienne qui s'est forgé une renommée nationale pendant la campagne de 2018 en Georgie a fermé la porte, mardi, à la course à l'investiture démocrate.

Celle qui est passée près de devenir la première gouverneure afro-américaine des États-Unis a mis un terme à plusieurs mois de suspense. Elle a indiqué qu'elle entendait plutôt se consacrer à lutter contre la suppression du vote, une cause qu'elle défend depuis sa défaite au poste de gouverneur de Georgie, l'an dernier.

Les démocrates doivent s'assurer de deux choses en 2020, a-t-elle déclaré devant un syndicat d'ouvriers réunis lors d'une convention : « Que les gens [aient] une raison de voter et qu'ils [aient] le droit de voter ». « Mon travail est d'être la voix de ceux qui ne croient pas qu'ils sont entendus », a-t-elle dit.

« J'ai décidé de laisser plein d'autres personnes s'assurer qu'ils ont une raison de voter, mais je suis ici aujourd'hui pour annoncer le lancement de Fair Fight 2020 [combat équitable] afin que tout le monde ait le droit de voter dans les États-Unis d'Amérique », a ajouté Mme Abrams, qui avait déclaré à de multiples reprises avoir les compétences nécessaires pour une candidature présidentielle.

Le programme visera à accroître le taux de participation électorale dans les États pivots.

Je vais utiliser mon énergie et ma voix très, très forte pour recueillir les fonds dont nous avons besoin pour former des gens dans nos 20 États pivots afin de nous assurer d'expulser Donald Trump et [les républicains du] Sénat et de faire élire des personnes qui savent ce que nous devons faire pour rendre le progrès possible aux États-Unis.

Stacey Abrams

En novembre 2018, Stacey Abrams avait livré une chaude lutte au républicain Brian Kemp, qui l’avait devancée par moins de 55 000 voix en remportant 50 % du vote, contre 49 %, dans un bastion républicain. Elle avait reconnu l’élection de son rival, refusant toutefois de concéder la victoire, attribuant les résultats à la suppression du vote.

En sa qualité de secrétaire d’État de la Georgie, M. Kemp supervisait le processus de mise à jour de la liste électorale, de laquelle 2 millions de noms ont été retirés depuis 2012, selon le Brennan Center for Justice de l'Université de New York et l'Atlanta Journal-Constitution. Les électeurs afro-américains, plus enclins à favoriser les démocrates, ont été particulièrement pénalisés.

L'ex-représentante de la législature de Georgie avait fait l’objet de rumeurs selon lesquelles l’ex-vice-président Joe Biden, qui a officiellement annoncé sa candidature en avril 2019, voulait lancer sa campagne en la présentant d’entrée de jeu comme sa colistière – ce qu’il n’a pas fait.

Son nom reste cependant encore sur la liste de colistiers potentiels de plusieurs candidats.

En avril 2019, elle avait annoncé qu'elle n'entendait pas affronter le sénateur républicain sortant de Georgie, David Perdue, en 2020, comme le lui demandait notamment le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

En février 2019, elle est devenue la première femme afro-américaine à offrir la réplique à un discours sur l'état de l'Union, transmettant un message progressiste, tout en misant sur l'unité.

Bannière vers notre dossier sur les candidats démocrates à la présidentielle de 2020

Un candidat de moins?

John Hickenlooper, photographié de trois quarts, souriant et regardant devant lui.

John Hickenlooper est l'un des anciens gouverneurs en lice dans la course à l'investiture démocrate.

Photo : Reuters / Yuri Gripas

Le bassin de candidats démocrates – ils sont présentement 24 – pourrait par ailleurs bientôt se réduire – un peu.

Selon le New York Times, l'ancien gouverneur du Colorado John Hickenlooper envisage de mettre fin à sa candidature à la présidence au profit d'une course pour le siège de sénateur républicain de son État.

À la traîne dans les sondages sur les candidats démocrates à la présidentielle, il mène cependant sur les démocrates en lice au Colorado.

Un sondage publié par le Denver Post lui accordait une avance de 51 points.

Selon une autre enquête d'opinion, il devance aussi le sénateur sortant, le républicain Cory Gardner, par 13 points.

Le Colorado est l'un des États par lesquels doit passer une éventuelle reconquête du Sénat en 2020.

Avec les informations de New York Times, et CNN

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