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Pas de nouvelle entente pour les enseignants ontariens avant la rentrée, selon un syndicat

Des sacs à dos d'élèves accrochés sur un mur

Les présentes conventions collectives arrivent à échéance à la fin du mois d'août.

Photo : CBC/Robert Short

Philippe de Montigny

Le président de la Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) estime qu’il est peu probable qu’une nouvelle convention collective soit adoptée avant la rentrée scolaire, même si les négociations « vont bon train ».

Sam Hammond affirme que le syndicat, l’Association des conseils scolaires publics de l’Ontario et les représentants de la province n’en sont qu’aux premières étapes.

Ce n’est pas une question d’argent, pour nous. Les élèves et leurs conditions d’apprentissage, qui touchent évidemment nos membres, sont au coeur des discussions.

Sam Hammond, président, Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario
Sam Hammond

Le président de la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario, Sam Hammond

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

À trois semaines du retour en classe, le président souligne qu’il reste encore de nombreuses décisions du gouvernement de Doug Ford auxquelles s’opposent farouchement les syndicats en éducation, telles que la réduction des services aux élèves autistes, la hausse du nombre d’élèves dans les salles de classe et l’imposition de cours en ligne aux élèves du secondaire.

Étant donné les compressions des conservateurs, nous ne savons pas quelle est leur marge de manoeuvre, affirme M. Hammond.

Les enseignants, rassemblés à Toronto pour l’assemblée générale annuelle de la FEEO, se disent soucieux face à l’incertitude.

On a ressenti ça il y a quatre ans. Chaque fois qu’il y a une convention collective à négocier, il y a cette incertitude [...] Je pense qu’il y a cette anxiété-là et puis un peu plus avec le gouvernement au pouvoir, affirme Danielle Takoff, enseignante à Ottawa.

Danielle Takoff

Danielle Takoff, enseignante de l'École publique Fisher Park à Ottawa

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Le ministre de l’Éducation se dit à l’écoute

Dans une déclaration envoyée par courriel, le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, demande aux parties d’en arriver à une entente le plus rapidement possible pour alléger ce sentiment d’incertitude chez les parents, les élèves et les éducateurs.

Les présentes conventions collectives arrivent à échéance à la fin du mois.

Nous continuons à négocier de bonne foi afin de parvenir à un accord garantissant un retour en classe cet automne.

Stephen Lecce, ministre de l’Éducation de l’Ontario

Nos élèves ne méritent pas moins que cela , ajoute-t-il.

Un homme parle devant une tribune.

Le ministre de l’Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Lors du remaniement du cabinet de Doug Ford, en juin, Stephen Lecce a repris le portefeuille de l’éducation de sa collègue Lisa Thompson, qui a été rétrogradée après avoir défendu des décisions controversées du gouvernement.

Mme Takoff n’est toutefois pas convaincue que le nouveau ministre de l’Éducation reculera sur les décisions dénoncées par les enseignants et les syndicats.

Il n’y aura pas de changement radical parce qu’il y a un changement de ministre. Peut-être qu’il va parler avec un ton un peu moins accusateur. Mais désolée, c’est le même gouvernement, c’est pas ça qui va faire changer les choses, dit-elle.

Le président de la FEEO, pour sa part, se veut plus optimiste. Il dit avoir eu des entretiens téléphoniques et des rencontres avec le nouveau ministre.

Que nous soyons d’accord ou non, nous devons avoir cette communication. Je pense qu'il est à l’écoute. Mais il faut maintenant passer à l’action, affirme M. Hammond.

Toronto

Politique provinciale