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Faire rouler des véhicules grâce au plastique non recyclable

Une pile de déchets de plastique.

Les articles à usage unique comme les sacs de plastique et le polystyrène — des articles qui, autrement, se retrouveraient dans les sites d’enfouissement — peuvent être convertis en carburant.

Photo : CBC/Talia Ricci

Radio-Canada

Un projet pilote à Whitby, à l’est de Toronto, donne une deuxième vie aux déchets en plastique à usage unique en les transformant en diesel ou en essence.

Une technologie appelée Phoenix utilise un processus de décomposition thermique, la pyrolyse.

Le plastique est un dérivé du pétrole — et peut être modifié en d’autres substances à des températures très élevées, explique John O’Bireck, le président de Sparta Group, la société d’investissement dans le secteur de l’énergie derrière ce projet pilote.

Des morceaux de plastique sur un convoyeur.

Le plastique est broyé avant d'être « cuit » dans un récipient étanche, en absence d’oxygène.

Photo : CBC/Talia Ricci

En fait, deux gaz se forment : du gaz condensable et du gaz non condensable, précise M. O’Bireck. Nous le distillons pour le transformer en liquide.

Il affirme que le carburant produit par cette technologie est déjà utilisé par la flotte de camions de sa société.

Cinq tonnes de plastique peuvent être transformées en environ 4000 litres. Et 4000 litres peuvent faire rouler tout notre parc de 10 véhicules tous les jours, 16 heures par jour.

John O'Bireck, président de Sparta Group

Une entreprise de la Nouvelle-Écosse utilise un procédé semblable pour transformer le plastique en carburant; d’autres entreprises transforment les plastiques en mousse de polystyrène qui peut être recyclée encore et encore.

Sheila McGrory, directrice du développement économique à Whitby, affirme que la Ville est heureuse d’accueillir le projet pilote Phoenix.

C’est une technologie formidable. C’est très important pour l’avenir de la planète, soutient-elle.

Arrêter de produire du plastique non recyclable

Keith Brooks, directeur de programme pour le groupe Environmental Defence, affirme que le procédé Phoenix n’est pas une solution idéale, car elle ne permet pas de diminuer la production de plastique.

Il affirme que ce nouveau processus perpétue une économie basée sur l’extraction de ressources naturelles et le gaspillage.

Vous utilisez quand même des produits chimiques, des combustibles fossiles, du pétrole, du gaz naturel comme carburant, sauf que vous les utilisez pour faire du plastique entre les deux.

Keith Brooks, directeur de programme pour le groupe Environmental Defence

John O’Bireck défend le projet pilote en expliquant que l’objectif est de réduire la quantité de déchets de plastique qui a besoin d’être gérée. Prendre le plastique que nous avons et le convertir ou le transformer en quelque chose qui peut être utilisable est bien mieux que de l'enfouir.

M. Brooks préférerait une augmentation de l’utilisation de sources d’énergie renouvelable, telles que le vent ou le soleil, et le recyclage de davantage de plastique.

Une homme portant une chemise et des lunettes.

Keith Brooks indique qu'Environmental Defence souhaite une interdiction totale des plastiques non recyclables.

Photo : CBC/Talia Ricci

Il souligne que les Canadiens ne recyclent que 9 % du plastique qu’ils utilisent.

Nous pensons que nous devons faire beaucoup mieux en matière de recyclage, affirme-t-il.

Il ajoute toutefois que les entreprises qui fabriquent des produits en plastique ont une grande part de responsabilité dans cet enjeu.

Nous ne pensons pas qu’il devrait y avoir de plastique non recyclable. Nous devrions concevoir les plastiques pour qu’ils soient recyclés.

D'après les informations de Talia Ricci, de CBC

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