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Des chiens d'ours pour éloigner les ours

Un agent du Washington Department of Fish and Wildlife tient un ourson dans les mains et le fait sentir à son chien d'ours de Carélie.

Un agent du Washington Department of Fish and Wildlife entraîne son chien d'ours de Carélie.

Photo : offert par Washington Department of Fish and Wildlife

Alexandre Lamic

Une ourse et ses deux oursons, qui avaient pris pour habitude de se nourrir dans les poubelles des résidents de Coquitlam, ont été abattus par des agents de conservation de la faune à la fin juillet. La nouvelle en a offusqué plus d'un, dont Alex Marinets, une résidente du quartier qui propose l'utilisation de chiens d'ours de Carélie pour éloigner les ours.

Une ourse et ses deux oursons dans l'herbe.

Une ourse et ses deux oursons aperçus dans les environs de Coquitlam

Photo : Maja Lakhani

Mme Marinets a été ébranlée par le sort réservé aux oursons et à leur mère.

Quand je l'ai vue, j'ai fondu en larmes. Cette maman ourse vivait dans le parc Mundy depuis des années. Même nos chiens l'ignoraient.

Alex Marinets, qui milite pour l'utilisation de chiens d'ours

Alex Marinets milite pour des solutions non mortelles au problème d'ours qui vivent près d'habitations et sont considérés comme dangereux.

Elle a donc lancé une pétition pour demander l'utilisation de chiens d'ours de Carélie, une race dédiée à la chasse au gros gibier. Quelque 2300 personnes ont déjà signé la pétition.

Deux chiens d'ours de Carélie aboient en direction d'un animal caché dans un arbre.

Deux chiens d'ours de Carélie veillent à ce que les ours restent loin des habitations

Photo : Washington Department of Fish and Wildlife

D'origine finlandaise, le chien d'ours de Carélie ne recule devant aucun prédateur, quelle que soit sa taille. Il peut être utilisé pour la chasse au gros gibier, mais il s'avère très efficace pour intimider les ours ou les cougars.

Le département de conservation de la faune de l'État de Washington (WDFW), aux États-Unis, l'utilise depuis 2003 pour réduire le nombre de conflits entre ours et humains.

L'agent de conservation du WDFW Nick Jorg pose fièrement avec deux chiens d'ours de Carélie.

L'agent de conservation du WDFW Nick Jorg pose fièrement avec deux chiens d'ours de Carélie.

Photo : Washington Department of Fish and Wildlife

L'ardeur avec laquelle les chiens d'ours intimident les ours crée un choc traumatique pour l'ours qui ne voudra pas revenir dans les environs, explique l'agent de conservation de la faune Alan Myers, du WDFW.

Deux chiens d'ours de Carélie font fuir un ours noir.

Deux chiens d'ours de Carélie en pleine action

Photo : Washington Department of Fish and Wildlife

La méthode peut paraître violente, mais cela sauve des ours.

Capitaine Alan Myers, WDFW
Un ours noir se promène près de poubelles non verrouillées à Port Moody.

Environ les deux tiers des signalements d'ours proviennent du Grand Vancouver, selon les services de conservation de la faune de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Curt Petrovich

Le Service de conservation de la faune de la Colombie-Britannique rapporte au moins 7600 signalements d'ours entre le mois d'avril et la fin du mois de juin dans toute la province. Durant la même période l'an dernier, on en comptait 4600.

Malgré la hausse des signalements, l'organisme ne compte pas plus d'attaques d'ours.

Dans les dernières semaines, six ours ont dû être abattus par le Service de conservation de la faune dans le quartier Chineside, de Coquitlam.

Colombie-Britannique et Yukon

Faune et flore