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Certaines récoltes pourrissent littéralement sur pied en Alberta

Des pois verts.

Les pois sont particulièrement sensibles à l'humidité. Ceux qui en cultivent connaissent un été de misère, avec toute la pluie qui s'abat sur l'Alberta.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Les producteurs albertains de légumineuses souffrent des pluies abondantes de cet été. Certains agriculteurs ont déjà perdu la moitié de leurs champs.

En début de saison, c’est la sécheresse qui inquiétait les producteurs de légumineuses, rappelle Nevin Rosaasen, agronome à Alberta Pulse Growers, un organisme qui appuie plus de 6000 producteurs de légumineuses dans la province. 

C’était avant l’arrivée de juillet, le mois le plus humide en près de 140 ans.

« On dit souvent que les lentilles n’aiment pas avoir les pieds mouillés, dit en riant Nevin Rosaasen. Elles aiment être au sec. »

Conséquence de ces plants qui baignent dans l’eau, la résurgence de maladies qui rendent incultivables les légumineuses.

« Des champignons s’attaquent aux racines et les font moisir », précise Nevin Rosaasen. D’autres maladies reviennent en force en raison de l 'humidité.

Les régions d’Edmonton, de Rivière-la-Paix et de Grande Prairie seraient les plus touchées.

Dans certains champs, les champignons ont ravagé jusqu’à 50 % des récoltes.

« Ils rendent ces champs impossibles à moissonner, indique l’agronome Nevin Rosaasen. La situation a des conséquences financières importantes sur les agriculteurs, particulièrement ceux qui cultivent les légumineuses. Ceux qui produisent du canola ou de l’avoine, par exemple, connaissent aussi une mauvaise saison. »

En Alberta, ils seraient près de 7000 à souffrir des caprices de Dame Nature.

Besoin de soleil

Chris Allam cultive des céréales et des légumineuses près de Fort Saskatchewan, à l’est d’Edmonton.

« C’est sans précédent. Nous n’avons jamais vu autant de pluie dans la région, autant du temps de mon père qu’aujourd’hui. Nous avons investi dans les engrais, dans les semences, dans la machinerie pour faire les labours… Si nos plantes moisissent dans le sol, ça ne vaut plus rien », déplore-t-il.

Les cultivateurs espèrent donc que le soleil montre le bout du nez.

« Une ou deux semaines de beau temps ensoleillé nous aideraient énormément », concède Chris Allam. 

Chaque jour qui passe amenuise toutefois les chances de sauver les récoltes. 

« Plus les plantes restent dans un sol humide, plus elles pourrissent, rappelle l’agriculteur. Notre récolte sera sans doute tardive, puisqu’il n’a pas fait assez chaud. Cela augmente les risques que la neige tombe sur nos champs, et c’est très stressant. »

Avec les informations de Thilelli Chouikrat

Alberta

Agriculture