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Une karatéka de Portneuf au Championnat panaméricain junior

La karatéka Rose Rhéaume lors d’une compétition

La karatéka Rose Rhéaume de Portneuf

Photo : fournie par Rose Rhéaume/BC Sport Karate Snaps

Radio-Canada

La jeune karatéka de Portneuf Rose Rhéaume poursuit son ascension et s’envolera dans quelques jours pour le Championnat panaméricain junior de karaté en Équateur où elle espère obtenir son laissez-passer pour le Championnat du monde.

L’athlète de 18 ans a remporté le titre de championne canadienne chez les U21, en mai dernier.

Je ne m’attendais pas à finir nécessairement première parce que le calibre canadien est quand même fort. Les filles de Colombie-Britannique sont fortes. Le résultat était indécis pour les finales. Je l’ai pris comme une cerise sur le gâteau. Ç'a été juste le meilleur pour moi, raconte-t-elle en entrevue à l’émission Première heure.

Ce sera sa deuxième participation au Championnat panaméricain junior. L’an dernier, elle s’est classée troisième dans la catégorie des 16-17 ans. Cette année, elle ne sait pas à quoi s’attendre puisqu’elle sera parmi les plus jeunes, chez les 18-21 ans.

C’est mon année "bébé". Ça reste à voir comme ça va se passer , lance-t-elle.

La jeune athlète est déterminée. Son rêve est de devenir championne du monde en kata traditionnel.

Entre les études en diététique au Cégep Limoilou et l’enseignement du karaté, elle s’entraîne. Le karaté, qui fait partie de sa vie depuis une dizaine d’années, lui apporte beaucoup.

Ça m’a permis de me donner une certaine voie, comme je ne savais pas où j’allais au cégep après. Ça m’a permis d’avoir quelque chose auquel m’accrocher. Ça permet à tout le monde de grandir un peu, peu importe le niveau auquel tu veux le faire, ça donne de la discipline, le respect, souligne-t-elle.

Le défi financier

Allier études et sport représente déjà un accomplissement important pour Rose Rhéaume, mais c’est l’aspect financier du sport amateur qui est son plus grand défi. C’est le côté le plus difficile. Est-ce que je vais avoir l’argent pour me rendre, se préoccupe-t-elle.

Sa participation au Championnat panaméricain lui coûtera plus de 2500 $. Elle doit assumer les frais de déplacement, d’hébergement, la nourriture et l’inscription à la compétition.

Bien qu’elle ait quelques commanditaires qui lui viennent en aide, ce n'est pas suffisant. En juin dernier, elle a lancé une campagne de financement sur Facebook pour amasser quelque 5500 $ pour l'aider à payer ses prochaines compétitions. Jusqu’ici, elle a obtenu quelques centaines de dollars.

Rose Rhéaume rêve aussi de participer aux Jeux olympiques. Le karaté fera ses premiers pas dans le giron olympique en 2020 : il est pour la première fois au programme des disciplines additionnelles.

La karatéka ne croit pas qu’elle aura la chance d’y participer dès l'an prochain, mais elle garde les yeux sur les prochains Jeux d'été en espérant que le karaté fasse officiellement sa place.

D'ici là, elle se concentrera sur le Championnat panaméricain junior de la World Karate Federation, qui se déroulera à Guayaquil, en Équateur, du 28 au 31 août.

Québec

Arts martiaux