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Portraits de jeunes militantes linguistiques

Une adolescente danse dans un parc.

Trente jeunes de partout au Canada sont rassemblés cette semaine à Victoria dans le cadre du Forum national des jeunes ambassadeurs.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Alexandre Milette-Gagnon

Trente jeunes originaires de partout au Canada participent cette semaine au Forum national des jeunes ambassadeurs (FNJA) organisé par Français pour l’avenir. Voici le portrait de cinq jeunes britanno-colombiennes engagées.

De jeunes francophones et francophiles de partout au pays se sont donné rendez-vous à Victoria pour apprendre à élaborer des plans d’action qu’ils mettront à profit dans leurs communautés.

Trois ambassadrices parlent des projets qu'elles souhaitent réaliser

Si certaines provinces jouissent d’une forte communauté francophone comptant de nombreux locuteurs, la Colombie-Britannique est l’un des endroits où ceux-ci sont le moins nombreux, un effet qui se fait sentir chez ceux rencontrés par Radio-Canada.


Janeva Shahi

12e année

Richmond

Plan serré d'une jeune fille debout devant des arbres.

Janeva aspire à devenir la première femme Première ministre d'origine ethnique au Canada

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

La jeune adolescente affirme que le Forum national lui servira de pierre d'assise pour développer des compétences pour son projet. Janeva compte faire des liens entre des écoles comme la sienne et d'autres écoles à travers le pays afin de bâtir des relations entre les locuteurs du français ici et ceux d'autres endroits comme le Québec. Elle pense que faire des échanges comme ceux-là serait bénéfique.

Par ailleurs, l'adolescente ne cache pas ses ambitions de devenir la première femme d'origine ethnique à devenir Première ministre du Canada. Parmi ses voeux, elle compte valoriser le fait de parler français, d'un océan à l'autre. Elle se désole de voir que dans certaines villes au pays, le français est pratiquement inexistant.

Je veux que les gens dans les rues de Vancouver parlent le français.

Janeva Shahi, participante au FNJA 2019

Charlotte Power

11e année

Nord Vancouver

Une étudiante souriante pose dans un parc.

Charlotte Power pense que la culture est un excellent moyen de promouvoir le français.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

La jeune fille de Nord Vancouver espère se servir de la culture comme le vecteur de motivation pour les jeunes de son école à s’exprimer en français. Il y a quelques années ils ont malheureusement coupé le cours de théâtre en français. Elle compte donc mettre sur pied une troupe de théâtre en français. Les gens pourront explorer une autre culture en faisant beaucoup de fautes [mais] en s’amusant beaucoup, dit-elle.

À l’instar de beaucoup des autres jeunes qui participent au Forum, elle est victime d’insécurité linguistique. Elle affirme avoir vu de nombreux jeunes quitter le programme d’immersion à cause de leur insécurité linguistique.

Tous les accents sont formidables et il faut [les] célébrer.

Charlotte Power, participante au FNJA 2019

Elle pense que le fait d'appuyer les personnes bilingues de partout au pays serait un pas vers une augmentation de la présence du français au Canada. Il faut, selon elle, commencer par augmenter l’acceptabilité sociale des différents accents.


Emily NG

12e année

Burnaby

Plan serré d'une adolescente souriante devant des arbres floutés

Emily NG veut devenir enseignante pour le programme d'immersion française

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Cette jeune fille pense que le fait de varier les méthodes d’apprentissage en français serait un moyen d’augmenter l’engagement des jeunes locuteurs de cette langue. Elle propose notamment des cours de cuisine, ou encore des sessions de jeu pour les plus jeunes. Elle pense qu’en motivant les élèves très tôt dans leur parcours scolaire, cela augmentera les chances qu’ils soient engagés dans leur apprentissage. Celle qui maîtrise l’anglais et le cantonais affirme que le français lui a permis d'élargir ses horizons.

Je pense qu’il faut vraiment garder l’esprit ouvert et de ne pas s’exclure [de la] communauté.

Emily NG, participante au FNJA 2019

Dans le cadre d'un des ateliers du Forum les participants devaient présenter la francophonie dans leur province. Cet atelier lui a fait réaliser à quel point le nombre de francophones en Colombie-Britannique était petit en comparaison avec d’autres endroits au pays. Elle affirme que cette prise de conscience l’a ébranlée. Emily aspire à un jour à enseigner le français dans un programme d'immersion.


Orla Scott

11e année

Victoria

Plan serré d'une adolescente souriante photographiée dans un parc.

Orla Scott est une étudiante de 11e année

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

De retour dans sa communauté, Orla aspire à organiser un concours de création littéraire francophone dans son école secondaire. Si le projet voit le jour, elle espère également rassembler les meilleurs textes et en faire un recueil.

Il faut promouvoir [le français] tant qu’on peut, le mettre dans [la tête] des gens»

Orla Scott, participante au FNJA 2019

La Britanno-Colombienne aimerait faire partie du programme de pages dans la capitale nationale au cours des prochaines années.


Grace Kemp

11e année

Surrey

Plan serré d'une jeune adolescente souriante dans un parc.

Grace Kemp espère pouvoir voyager dans le monde, notamment grâce à son français.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Grace pense qu’il faut promouvoir la langue dans un contexte où les jeunes peuvent avoir du plaisir. Elle affirme souvent entendre l’expression apprendre le français, elle pense plutôt qu’il faudrait apprendre d'autres choses grâce à cette langue. Cela permettrait entre autres de créer des liens d'amitié autour du français.

La jeune fille qui est également membre d’une équipe de sport avoue avoir déjà été nerveuse de s’entretenir avec des rivales qui venaient du Québec. Leurs accents étaient parfaits, leur vocabulaire était grand [...] j’étais vraiment insécure de la façon que je parlais dit-elle. La jeune femme est convaincue que plus elle utilisera son français, plus elle sera confiante de s'exprimer dans cette langue.

Le Forum national des jeunes ambassadeurs se tient jusqu'à jeudi sur le campus de l'Université de Victoria. Ce forum existe depuis 2005.

Colombie-Britannique et Yukon

Francophonie