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Vélo Québec demande au SPVM d'être plus compréhensif envers les cyclistes

Un cycliste circule sur une piste cyclable.

Les cyclistes sont le plus souvent verbalisés pour non-respect du feu rouge, port d'écouteurs et omission de s’immobiliser aux panneaux d’arrêt.

Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron

Radio-Canada

Vélo Québec déplore que les cyclistes montréalais soient autant surveillés par les policiers et réclame de la clémence pour certaines incartades.

En 2018, les policiers de Montréal ont donné 12 285 contraventions à des cyclistes, selon un récent rapport. C'est 42 fois plus qu'à Toronto.

En entrevue à La matinale d’été, Eric Soumpholphakdy, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), a réfuté toute idée de quotas, assurant que ses agents ne font qu'appliquer le Code de la sécurité routière.

On n’a pas de cible, on n’a pas d’objectif. Pour nous, c’est ce qui se passe sur le terrain.

Eric Soumpholphakdy, porte-parole du SPVM

Les cyclistes sont le plus souvent verbalisés pour le non-respect du feu rouge, pour le port des écouteurs et pour avoir omis de s’immobiliser aux panneaux d’arrêt, a-t-il précisé.

Cet écart pourrait s’expliquer par les différentes stratégies adoptées par les villes pour tenter de discipliner le comportement des cyclistes, a estimé Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec.

Je ne suis pas contre les contraventions émises aux cyclistes. Cependant, je pense qu’on doit vraiment miser sur les comportements dangereux, qui viennent principalement des automobilistes, a dit Mme Lareau.

Un agent du SPVM regarde un cycliste.

En 2018, les policiers de Montréal ont donné près de 12 300 contraventions à des cyclistes.

Photo : iStock

Des arrêts facultatifs pour les cyclistes?

Les cyclistes doivent respecter le Code de la sécurité routière, a-t-elle convenu, en relevant cependant une zone grise liée à l’obligation de s’immobiliser aux panneaux d’arrêt.

À Montréal, les stops ne cessent de se multiplier pour faire de l’apaisement de la circulation et ralentir la vitesse des voitures […] mais à vélo, la réalité est bien différente, a-t-elle soutenu.

Réclamant une certaine tolérance, Mme Lareau, a fait valoir que le vélo est probablement le moyen de transport qui demande le plus d’énergie pour repartir. De plus, on fait un balayage visuel lorsqu’on arrive à un arrêt.

Il y a une réflexion à faire sur notre façon d’apaiser la circulation automobile, mais qui influence négativement la circulation à vélo.

Suzanne Lareau, PDG de Vélo Québec

Mme Lareau a reconnu que les usagers de la route au Québec [piétons, cyclistes et automobilistes] sont moins respectueux des règles que dans le reste du Canada. Elle s'est demandé, toutefois, si le SPVM fait le bon type de coercition pour que les comportements dangereux diminuent.

C’est sûr que Montréal est la ville la plus cycliste au Québec, mais il n’y a pas d’opérations policières systématiques qui visent les cyclistes ailleurs au Québec, a-t-elle noté.

Plan rapproché de M. Durocher.

« Nous ne faisons pas les lois, nous les appliquons », a rappelé André Durocher, chef de la division des communications du SPVM.

Photo : Radio-Canada

Nous ne ciblons pas les cyclistes, nous ne ciblons personne. Nous ciblons le comportement, a répondu André Durocher, chef de la division des communications du SPVM, en rappelant que la loi s'applique à tout le monde.

On a donné l’année dernière, un peu plus de 12 000 constats d’infraction aux cyclistes, comparativement à 440 000 pour les automobilistes. Donc, on est loin de cibler particulièrement les cyclistes, a-t-il aussi dit.

Ces chiffres sont le reflet de la réalité des constats d’infraction sur le terrain, a insisté M. Durocher.

Grand Montréal

Prévention et sécurité