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Fusillades : Justin Trudeau ne promet rien de neuf à Toronto

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau (à droite), a rencontré le maire de Toronto, John Tory, mardi.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Le premier ministre canadien Justin Trudeau reconnaît qu'il « reste beaucoup de travail à faire » pour enrayer la violence armée à Toronto, mais il n'a rien annoncé de neuf à ce sujet à la suite d'un tête-à-tête avec le maire de la Ville Reine, mardi matin.

Les fusillades s'enchaînent depuis plus de deux semaines à Toronto. Il y a eu 17 blessés par balles uniquement durant le long week-end de la fête de Simcoe au début d'août.

Lundi, Ottawa avait annoncé un financement conjoint de 4,5 millions de dollars avec la province et la Ville pour aider la police à combattre la violence armée.

Après une rencontre de plus d'une heure avec le maire de Toronto mardi, M. Trudeau n'a rien annoncé de plus, signalant que toute nouvelle initiative libérale serait annoncée dans la plateforme électorale du parti.

Le premier ministre a refusé de se mouiller sur la question de bannir les armes de poing, décochant plutôt une flèche à l'endroit de son adversaire conservateur Andrew Scheer.

Nous avons hâte de re-siéger au Parlement, on l'espère avec un gouvernement libéral, qui va continuer d'amener des mesures pour contrôler les armes à feu, plutôt qu'un gouvernement conservateur qui a promis de renverser nos améliorations.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

M. Scheer a affirmé, au contraire, que s'il prend le pouvoir en octobre, il renforcera la sécurité dans les communautés, notamment en accordant plus de ressources à la police.

Photo d'un policier et de trois autres personnes se tenant debout près de deux véhicules de police.

La police attribue la récente vague de fusillades aux gangs de rue.

Photo : CBC/Jeremy Cohn

Le premier ministre Trudeau s'est aussi attaqué mardi au gouvernement de Doug Ford, qui bloque selon lui l'investissement de fonds fédéraux pour la construction d'un centre communautaire offrant des programmes destinés aux jeunes à risque dans le quartier défavorisé de Lawrence Heights à Toronto.

Bannir les armes de poing?

Depuis la tragédie de l'avenue Danforth l'été dernier, le maire Tory presse le fédéral de permettre à la Ville de bannir les armes de poing sur son territoire, en plus de modifier le Code criminel pour limiter les libérations sous caution.

Il a répété ce message mardi : Les criminels nous rient dans la face [en matière de peines et de libération sous caution]!

Un policier surveillant la scène.

Le 22 juillet 2018, deux personnes étaient tuées lors d'une fusillade sur l'avenue Danforth à Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Le gouvernement Trudeau a tenu des consultations publiques sur l'idée de bannir les armes de poing au cours de la dernière année, mais a refusé de mettre en oeuvre un tel interdit avant les élections.

M. Tory a aussi demandé à Ottawa d'investir davantage dans les programmes sociaux pour les jeunes à risque.

M. Trudeau a reconnu mardi qu'il fallait une « approche globale » afin d'enrayer les fusillades, mais sans promettre plus d'argent pour des programmes jeunesse ou des initiatives contre la pauvreté.

La faute aux gangs?

Le chef de police de Toronto Mark Saunders, qui s'est dit « préoccupé » par la récente série de fusillades, affirme que les gangs de rue en sont en « grande partie » responsables.

Il a accueilli positivement, lundi, le financement gouvernemental de 4,5 millions et a promis de donner plus de détails au cours des prochains jours sur la façon dont son corps policier utiliserait cet argent.

Plus tôt ce mois-ci, il a prévenu toutefois que la Ville ne pourrait pas venir à bout du problème de violence armée uniquement par des arrestations, incitant lui aussi les gouvernements à investir davantage dans les programmes pour les jeunes à risque.

La part provinciale de l'octroi de 4,5 millions dévoilé lundi proviendra d'un investissement pluriannuel déjà annoncé par le gouvernement de Doug Ford, alors que le conseil municipal de Toronto devra donner son feu vert à l'automne pour le dernier tiers de l'argent puisé à même les coffres de la Ville.

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Toronto

Politique fédérale