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Libéraux et conservateurs ont des trésors de guerre comparables

La tour de la Paix du parlement du Canada. Des drapeaux du Canada flottent dans le vent.

Les conservateurs et les libéraux dominent la liste des 20 associations les plus riches du pays.

Photo : getty images/istockphoto / Vladone

La Presse canadienne

Les libéraux et les conservateurs sont à égalité lorsqu'il s'agit de déterminer à quel point les coffres de leurs campagnes locales sont garnis en vue des prochaines élections fédérales, ce qui marque un changement avec les dernières élections, où la puissante machine bleue avait dominé la scène.

Les conservateurs se sont vantés d'avoir battu les libéraux en matière de financement à l'échelle nationale, mais une analyse approfondie de La Presse canadienne révèle une course plus serrée entre les équipes rouges et bleues de candidats frappant aux portes dans les quartiers du pays.

Les rapports financiers annuels pour 2018 des associations de circonscription, que continue de recevoir Élections Canada, montrent que les circonscriptions conservatrices ont terminé l'année dernière avec un actif net combiné d'environ 24,2 millions de dollars. Les libéraux suivaient non loin derrière avec un actif net d'environ 21 millions réparti dans l'ensemble du pays.

Les conservateurs et les libéraux dominent également la liste des 20 associations les plus riches du pays.

L'écart relativement faible entre les conservateurs et les libéraux marque un changement par rapport aux dernières élections fédérales. Les associations de circonscription conservatrices avaient terminé l'année 2014 avec un actif net de plus de 19 millions, soit plus du double des 8 millions qu'avaient amassés les associations de circonscription libérales.

Le NPD, pour sa part, récolte une lointaine troisième place, ses associations de circonscription ayant déclarées environ 3,8 millions de dollars d'actif net en 2018. Aucune de ses associations de circonscription ne figure parmi les 100 plus riches du pays.

Les verts disposaient d'environ 735 000 $, mais seulement environ la moitié de leurs associations de circonscription ont transmis leurs rapports jusqu'à présent.

La limite en voie d’être atteinte avant le scrutin

Un parti présentant une liste complète de candidats sera autorisé à dépenser environ 28 millions de dollars pendant la prochaine campagne électorale, ainsi qu'une moyenne d'environ 110 000 $ par candidat, dépendamment de la circonscription. Contrairement à 2015, les nouvelles lois électorales prévoient que le plafond n'augmentera pas avec la durée de la campagne.

Les rapports financiers de 2018, qui constituent les dernières données disponibles, suggèrent que les conservateurs et les libéraux seront bien équipés pour atteindre la limite de dépenses avant les élections du 21 octobre, mais que les néo-démocrates et les verts devront intensifier leurs efforts de financement.

Les rapports financiers indiquent également que les associations de circonscription libérales ont récolté environ 8,5 millions en contributions l'an dernier, contre environ 4,7 millions pour les conservateurs. Les associations de circonscription du NPD ont reçu environ 1,2 million de contributions l'an dernier.

« Les militants libéraux ont travaillé avec Justin Trudeau au cours des dernières années pour développer une base de financement qui sera compétitive au niveau local avec le Parti conservateur pour la première fois depuis une génération », a déclaré Braeden Caley, un porte-parole du Parti libéral du Canada.

Cory Hann, une porte-parole du Parti conservateur du Canada, a pour sa part affirmé qu'il se serait attendu à de meilleurs résultats financiers d'un parti au pouvoir.

À l'échelle nationale, les conservateurs ont recueilli environ 24,2 millions de dollars auprès de 104 000 donateurs en 2018.

Les libéraux ont recueilli 15,9 millions auprès de 66 000 personnes.

« Le parti national a probablement des choses à apprendre de ses associations de circonscription, car ils n'ont pas encore été en mesure de réduire cet écart avec nous au niveau national », a estimé M. Hann.

Un indice en vue du 21 octobre

Les associations de circonscription conservatrices ont également reçu environ 2,5 millions de dollars de transferts du parti national, mais M. Hann a expliqué que cela était le résultat d'un accord de partage des revenus qui renvoie un pourcentage de l'argent récolté grâce aux ventes de cartes de membres aux circonscriptions locales.

Les chiffres sont également révélateurs quand ils sont ventilés par zone géographique. Ils fournissent quelques indices sur l'endroit où se dérouleront les plus grandes batailles.

Chaque parti est autorisé à dépenser 3,7 millions de dollars en Colombie-Britannique, mais selon les rapports déposés jusqu'à présent, seules les associations de circonscription conservatrices avaient assez d'argent à la fin de l'année dernière pour atteindre ce plafond

Au Québec, où chaque parti peut dépenser 6,9 millions, aucune des formations politiques n'est même proche de ce montant. Les associations de circonscription libérales avaient la meilleure mine avec 3,6 millions et les conservatrices avec environ 1,3 million.

Les associations de circonscription du NPD au Québec, la province qui a joué un rôle clé dans ses succès lors de la campagne de 2011, ne disposaient que d'environ 615 000 $.

Mélissa Bruno, la directrice nationale du NPD, a soutenu que le parti travaillait avec son chef adjoint, le député montréalais Alexandre Boulerice, afin d'améliorer son financement au Québec, en particulier après avoir perdu beaucoup de sièges en 2015.

« Il y avait beaucoup de travail à faire pour reconstruire les ponts avec les militants de notre parti. Alex a joué un rôle majeur dans cette tâche », a déclaré Mme Bruno.

Les données financières des circonscriptions ont été téléchargées auprès d'Élections Canada le 7 août. Les libéraux avaient produit 331 déclarations sur 338 contenant des informations détaillées sur l'actif net à cette date.

Les conservateurs en ont transmis 324, les néo-démocrates 312 et les verts 174. Le Bloc québécois, qui ne présente des candidats que dans les 78 circonscriptions du Québec, avait produit 18 rapports. Le Parti populaire du Canada ne s'est enregistré en tant que parti qu'en janvier.

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