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Simulation de médecine d’urgence au cœur de la forêt du Bas-Saint-Laurent

Pendant la simulation, une étudiante évalue une victime.

23 étudiants en 3e année de médecine de l'Université Laval ont participé à une simulation de médecine d'urgence en région isolée au Bas-Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Édith Drouin

Accident de la route, intoxication au monoxyde de carbone, noyade ; les réflexes d’une vingtaine d’étudiants en médecine de l’Université Laval ont été mis à l’épreuve lundi soir au fin fond de la forêt du Bas-Saint-Laurent. Ils ont dû garder leur sang froid et gérer de multiples situations d’urgence avec des ressources limitées.

Il est passé 19 h sur le site de la Pourvoirie Seigneurie Nicolas-Riou à Saint-Eugène-de-Ladrière.

Vingt-trois étudiants en 3e année de médecine de l'Université Laval se préparent à participer à une simulation dans le cadre de leur stage de médecine en région isolée. Ils en sont au 8e jour du stage de 10 jours.

Selon le résident en médecine d'urgence et instructeur en chef du stage en médecine à la Faculté de médecine de l'Université Laval, David Paré, l’exercice vise à recréer des situations dans lesquelles les futurs médecins ne pourraient pas appeler le 911, ou devraient attendre un bon moment avant l'arrivée d'une ambulance.

La première partie de la situation comprend un accident de la route.

La première partie de la situation comprend un accident de la route.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Avant même d’arriver sur le site, les étudiants rencontrent un premier obstacle. Un véhicule accidenté est arrêté sur le bord de la route et semble avoir happé une jeune femme.

Des étudiants se dirigent vers les occupants du véhicule et la victime, qui est étendue sur la route.

Ils doivent toutefois bien gérer leurs effectifs. Une partie d’entre eux ne s’attarde pas sur le site de l’accident et se dirige vers le site principal de la simulation.

Des étudiants interviennent auprès des occupants du véhicule.

Des étudiants interviennent auprès des occupants du véhicule.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Plusieurs scènes s’y déroulent simultanément. Les étudiants ignorent pour l’instant qu’ils devront secourir une quinzaine de victimes, qui sont restées prises sur le site en raison d’un orage la veille.

La simulation est l’équivalent d'un examen final pour le stage qui vaut deux crédits.

Souvent le cursus médical est beaucoup axé sur les soins qu’on peut donner en intrahospitalier alors là, ce qu’ils vont apprendre, c’est comment prendre leurs connaissances et les transposer.

David Paré, résident en médecine d'urgence et instructeur en chef du stage en médecine à la Faculté de médecine de l'Université Laval

Dès leur arrivée sur le site, les étudiants entendent une dame qui se met à crier au milieu du lac; elle est en train de se noyer. Deux étudiants se dirigent vers elle en canot pendant que d’autres s’occupent de la femme qui l’accompagnait.

La dame s’agrippe au canot et le fait presque chavirer. Les deux futurs médecins doivent désamorcer la situation en la calmant.

Les étudiants en médecine tentent d'aider une femme en train de se noyer.

Les étudiants en médecine tentent d'aider une femme en train de se noyer.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

Un peu plus loin, une femme s’est faite frappée par la foudre. Une étudiante tente de la réanimer.

Une étudiante fait des manœuvres de réanimation sur un mannequin qui représente une femme qui s'est fait frapper par la foudre.

Une étudiante fait des manœuvres de réanimation sur un mannequin qui représente une femme qui s'est fait frapper par la foudre.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

La simulation apprend aux étudiants à mieux se connaître et à savoir comment ils réagissent en situation de crise. Le stage a d’ailleurs contribué à renforcer la confiance des étudiants du groupe qui commenceront bientôt leur externat.

L'étudiante Laura-Philippe Vigneault avec une des victimes.

L'étudiante Laura-Philippe Vigneault avec une des victimes

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

On a tous découvert à quel point on est plus capable qu’on pense, à quel point on a un espèce d’instinct qui prend le dessus et qu’on est capable de réagir. On a tous pris beaucoup plus confiance.

Laura-Philippe Vigneault, étudiante en 3e année de médecine à l’Université Laval.

D’autres cris attirent notre attention. Une tente est en feu, des étudiants se dépêchent à en extraire un homme qui semble désorienté, il s’agirait d’une intoxication au monoxyde de carbone.

Les étudiants doivent évaluer la scène et les risques qui y sont associés, comme celui que pose l’incendie.

Des étudiants interviennent auprès d'un homme intoxiqué au monoxyde de carbone.

Des étudiants interviennent auprès d'un homme intoxiqué au monoxyde de carbone.

Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

La nuit tombe, mais les futurs médecins continuent d’intervenir en s’éclairant avec des lampes frontales.

Ils doivent intervenir auprès d'un autre groupe de campeurs. On y trouve notamment une personne qui fait un choc anaphylactique et une personne qui souffre de dénutrition.

Les étudiants doivent bien gérer leurs ressources limitées et doivent prioriser les cas les plus importants.

Pendant que certains étudiants continuent d’intervenir auprès des patients, d’autres se déplacent d’un site à l’autre pour faire le bilan de la situation.

Faire découvrir les régions

Le deuxième objectif du stage est de donner le goût des régions aux étudiants en médecine. Le programme qui en est à sa troisième année s’est auparavant déroulé à Baie-Comeau et à Murdochville.

La formule semble fonctionner, certains étudiants disent souhaiter venir pratiquer en région.

On a tellement découvert un beau coin ici, c’est la nature, c’est paisible et on découvre qu’on a plus de responsabilités en région aussi selon le type de médecine qu’on fait donc, c’est vraiment intéressant de développer ça.

Catherine Labelle, 3e année de médecine à l’Université Laval

Deux étudiants qui ont participé au stage à Baie-Comeau ont d’ailleurs décidé de s’y établir quelques années plus tard.

Bas-Saint-Laurent

Santé