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L'administration Trump remanie la loi sur la protection des espèces menacées

Le pygargue à tête blanche, appelé communément l’aigle à tête blanche.

Un pygargue à tête blanche, appelé communément aigle à tête blanche.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'administration Trump a finalisé lundi des changements à la loi sur les espèces menacées d'extinction que les groupes de conservation dénoncent comme un cadeau aux pétrolières.

L'affaiblissement des protections prévues par la loi est l'une des mesures prises par le président Trump au profit de la production de pétrole, de gaz et de charbon, ainsi que le pâturage et l'exploitation forestière sur les terres fédérales.

Ces changements mettraient fin à une pratique qui prévoit automatiquement les mêmes protections pour les espèces menacées que pour les espèces en voie de disparition. La loi originelle protégeait les espèces, quelle que soit la situation économique de la zone protégée.

Les changements ont été annoncés par le Service des pêches et de la faune des États-Unis relevant du département de l'Intérieur, et le Service national de la pêche maritime qui dépend du département du Commerce.

Une loi administrée efficacement permet d'affecter plus de ressources là où elles seront le plus utiles : la conservation sur le terrain, a commenté lundi le secrétaire à l'Intérieur David Bernhardt, ancien représentant du lobby des hydrocarbures, dans une déclaration qualifiant ces modifications d'« améliorations ».

Les révisions finalisées par cette réglementation s'inscrivent parfaitement dans le mandat du président américain d'alléger le fardeau réglementaire qui pèse sur le public américain, sans sacrifier les objectifs de protection et de rétablissement de notre espèce.

Wilbur Ross, secrétaire américain au Commerce

L'Endangered Species Act a été mise en place sous la présidence de Richard Nixon. Cette loi, une référence sur le plan mondial en matière de sauvegarde de l'environnement, aurait notamment permis de sauver de l'extinction le pygargue à tête blanche, l'emblème américain, la baleine grise et le grizzli.

Contestations judiciaires attendues

Les défenseurs de la nature et de l'environnement ont déclaré qu'ils allaient contester la loi révisée devant les tribunaux.

Ces changements font rouler un bulldozer à travers les protections de sauvetage de la Loi sur les espèces menacées d'extinction pour les espèces sauvages les plus vulnérables d'Amérique. Pour des animaux comme les carcajous et les papillons monarques, c'est peut-être le début de la fin.

Noah Greenwald, directeur des espèces menacées au Center for Biological Diversity

Noah Greenwald a déclaré que le groupe irait devant les tribunaux pour bloquer les règlements réécrits, qui ne servent qu'à l'industrie pétrolière et aux autres pollueurs qui considèrent les espèces menacées comme des désagréments ennuyeux.

Drew Caputo, de l'ONG Earthjustice, est du même avis.

Cette tentative de mettre à mal la protection des espèces en danger ou menacées porte les deux marques caractéristiques de la plupart des actions du gouvernement Trump : c'est un cadeau à l'industrie, et c'est illégal.

Drew Caputo, de l'ONG Earthjustice

Le sénateur démocrate Tom Udall du Nouveau-Mexique a aussi vivement dénoncé les changements à la loi.

À une époque où un million d'espèces sont menacées d'extinction par l'homme, nous devrions renforcer la Loi sur les espèces menacées d'extinction, et non l'invalider. C'est mal et dangereux.

Les nouvelles règles interdiront également la désignation d'habitats essentiels pour les espèces menacées par les changements climatiques, a déclaré le Centre pour la diversité biologique.

Depuis l'élection de Donald Trump en 2016, le gouvernement américain a modifié plus de 80 textes ayant trait à la santé humaine ou l'environnement, en invoquant la nécessité d'assouplir les réglementations encadrant les entreprises.

Les groupes de conservation et les procureurs généraux de plusieurs États, dont la Californie et le Massachusetts, ont critiqué les premiers changements proposés l'an dernier, affirmant qu'ils violaient l'objet de la Loi sur les espèces en péril et de la Loi nationale sur l'environnement.

Avec les informations de AFP, et CBC

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