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Les élus optent pour la démolition du Centre communautaire de Louiseville

Façade du centre communautaire de Louiseville, avec une pancarte bien en vue dans la porte indiquant que l'accès y est interdit.

Le Centre communautaire est inoccupé depuis septembre.

Photo : Camille Carpentier

Radio-Canada

Le conseil municipal de Louiseville a décidé de faire démolir le centre communautaire, à moins qu'un acheteur ne se manifeste.

Selon le maire de la Ville, Yvon Deshaies, rebâtir le bâtiment à neuf aurait coûté 15 millions de dollars.

L'édifice du rang de la Petite-Rivière avait été évacué d'urgence en septembre dernier au moment où des fissures dans les murs avaient été observées, forçant le déménagement d'une quinzaine d'organismes communautaires qui s'y trouvaient. Un incendie provoqué par des citoyens d'âge mineur, le 31 mars dernier, avait aussi aggravé l'état du bâtiment.

Réunis en séance du conseil municipal lundi soir, les élus ont déclaré que la rénovation du bâtiment et sa reconstruction sur le même site seraient trop coûteuses.

Nous sommes conscients des conséquences d’un tel geste, mais nous devions être responsables financièrement dans cette situation.

extrait de la déclaration écrite du maire de Louiseville, Yvon Deshaies

Les conseillers municipaux se sont notamment basés sur un rapport d'ingénieur pour prendre leur décision.

Le maire de Louiseville affirme que la décision n'a pas été facile à prendre.

En attendant sa démolition, le bâtiment est à vendre.

Pour écouter l'entrevue du maire Yvon Deshaies à Facteur matinal, cliquez ici.

Une deuxième vie pour le bâtiment?

Le conseil municipal est tout de même prêt à considérer la possibilité de vendre le bâtiment.

D’ici à ce que le contrat de démolition soit officiellement accordé, le conseil est prêt à analyser toutes les propositions, peu importe leur nature. Par exemple, si un groupe se montre intéressé à acquérir le centre communautaire et que leur projet est pertinent, nous allons évidemment tendre l’oreille, peut-on lire dans une déclaration écrite du maire Yvon Deshaies.

Dame à l'ordinateur dans les boîtes

L'organisme le Gyroscope du bassin de Maskinongé est toujours dans les boîtes, car il a dû déménager deux fois en un an.

Photo : Radio-Canada

Les organismes communautaires qui ont dû déménager à la suite de l'évacuation ont tous été relogés, mais dans des locaux souvent beaucoup plus chers et plus petits, qui offrent donc moins d'intimité aux bénéficiaires.

Le Gyroscope du bassin de Maskinongé, qui vient en aide aux proches de personnes atteintes de troubles de santé mentale, a dû déménager deux fois au cours de la dernière année.

Sa directrice générale, Marianne Cornu, juge que la présence d'un centre communautaire qui regroupe plusieurs services dans une ville est bénéfique pour les organismes et pour la population.

À long terme, un centre communautaire, ça permet, des fois, des loyers plus bas, explique-t-elle. Ça peut permettre d'avoir des services communs. Par exemple, il y a des centres communautaires, dans d'autres municipalités, qui vont partager un service de photocopie, d'impression, une service de réception.

Pour les citoyens, c'est aussi une façon d'obtenir plusieurs services sous un même toit.

Mauricie et Centre du Québec

Politique municipale