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Les Francophones et les Acadiens veulent des candidats « francoresponsables  » aux élections fédérales

Des membres de la FCFA avec des candidats aux élections lors d'une rencontre à Ottawa-Gatineau.

La FCFA a déjà mené quelques rencontres avec des candidats et des candidates aux élections fédérales à Ottawa.

Photo : FCFA

Julien Sahuquillo

La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) organise une trentaine de rencontres avec des candidats et des candidates des trois principaux partis au travers du pays. L’organisme espère sensibiliser les candidats aux enjeux de la francophonie canadienne et faire en sorte que la Loi sur les langues officielles soit présente dans le discours électoral.

Pour le président de la FCFA, Jean Johnson, il est important de promouvoir la Loi sur les langues officielles.

« Ça fait 50 ans qu’on a une Loi sur les langues officielles et ça fait 50 ans qu’on ne respecte pas l'intention de la Loi. On ne respecte toujours pas la notion de l’égalité réelle entre le français et l’anglais. Dans certains endroits du pays, on remet en cause la légitimité du fait français », déplore-t-il.

L’organisme a donc décidé de porter son message directement aux candidats en vue des élections fédérales.

Jean Johnson explique qu'il s'agit là d'un moyen pour présenter les faits à des candidats qui ne sont pas toujours conscients de l'importance du fait français.

« On leur donne un profil de nos communautés. On leur donne une liste “francoresponsable” de choses qu’ils devraient prendre en compte. On leur demande s’ils ont quelqu’un dans leur équipe qui parle français pour faire le suivi. On leur donne des outils sur la Loi, l’avantage économique du français », énumère Jean Johnson.

D’autre part, la FCFA entend faire valoir l’apport économique de la main-d’œuvre francophone.

Jean Johnson souhaite également promouvoir le bilinguisme comme une valeur intrinsèquement canadienne au cœur du débat électoral.

Rencontrer les principaux partis dans toutes les villes

« On veut avoir une discussion avec les gens qui veulent nos votes, explique le président de la FCFA. Dans chaque grande ville, on parle avec les trois partis majoritaires : conservateurs, NPD et libéraux. On veut les informer sur la notion des langues officielles, l'égalité réelle et la Loi sur les langues officielles. »

Il ajoute que, dans la région de Vancouver, laFCFA rencontrera aussi les verts, car ces derniers y sont plus visibles dans l'arène politique.

L’organisme prévoit ainsi de mener trois tables rondes par région.

Les rencontres sont faites à huis clos avec plusieurs candidats d’un même parti.

S’il reconnaît qu’en période électorale les candidats sont plus ouverts parce qu'ils veulent réunir le plus de votes possible, le président de la FCFA ne veut pas que ces discussions restent lettre morte par la suite.

On leur demande qu’ils deviennent une voix pour la francophonie dans leur parti.

Jean Johnson, président de la FCFA

On garde une liste des gens que nous avons rencontrés. Ces gens-là risquent d’avoir des appels pour continuer le travail, explique-t-il.

Une vingtaine de candidats ont déjà été approchés dans la région d’Ottawa la semaine dernière, au cours de trois rencontres.

Jean Johnson dit vouloir discuter avec 250 à 350 candidats au cours de ces réunions préélectorales. Il espère trouver ainsi 50 à 80 « champions » au parlement avec qui la FCFA pourra collaborer dans le temps.

Une invitation aux citoyens

La FCFA ne veut pas travailler seule dans cette démarche électorale. Elle compte également sur une action citoyenne.

Elle entend ainsi mobiliser les futurs électeurs afin qu’ils prennent part au débat.

On a un site web qui a pour objectif de parler des objectifs de la campagne, mais ce sera aussi un outil citoyen pour permettre à la population de trouver les candidats et leur envoyer [automatiquement] une lettre. Il y a également de l’information dans un langage simple sur la question de la Loi sur les langues officielles, pour que les citoyens puissent en parler, explique Jean-Johnson.

Le président de la FCFA note au passage que la génération du millénaire surpassera celle des baby-boomers pour ces élections.

Il affirme que cette génération est favorable à la défense et à l’enseignement du français.

Le microsite votezlanguesofficielles.ca se veut ainsi une source d’outils prêts à l’emploi pour motiver une action citoyenne de tout type d'électeurs.

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