•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Américains et talibans se séparent sans accord à Doha

Des négociateurs talibans et américains à Doha, au Qatar

Les négociateurs américains et talibans ont participé à huit cycles de négociations, sans toutefois pouvoir parvenir à un accord qui permettrait d'obtenir la paix, après 18 années de guerre.

Photo : Reuters

Reuters

Le huitième cycle de négociations entre les États-Unis et les talibans afghans s'est achevé sans accord lundi, au Qatar, et les deux délégations consulteront leurs responsables sur la suite du processus, ont annoncé les insurgés afghans.

Ces discussions, qui se déroulent au Qatar depuis la fin de l'année dernière, visent à négocier un accord de paix prévoyant un retrait des forces étrangères en échange de garanties de sécurité qu'apporteraient les talibans.

Un tel pacte permettrait de mettre fin à 18 années d'intervention militaire américaine en Afghanistan.

Washington réclame notamment des talibans la garantie qu'aucun groupe militant étranger ne sera autorisé à se servir de l'Afghanistan comme d'un refuge et d'une base arrière pour organiser des attentats contre les États-Unis et leurs alliés.

Selon un porte-parole des talibans, ce nouveau cycle de discussions à Doha a été « long et utile ».

« Les deux parties ont décidé de consulter leurs dirigeants ou leurs supérieurs pour les prochaines étapes », a ajouté Zabihullah Mujahid.

Les délégués américains réclamaient que les talibans annoncent un cessez-le-feu et entament des discussions directes avec le gouvernement afghan, dont les insurgés ne reconnaissent pas la souveraineté.

« Nous avons prolongé notre rencontre dans l'espoir de parvenir à un accord de paix, mais cela n'a pas pu se produire », a déclaré un membre de la délégation des talibans au Qatar.

Nous avons discuté d'un certain nombre de points et trouvé des consensus sur certains d'entre eux, mais nous n'avons pas pu parvenir à une conclusion.

Un membre de la délégation talibane

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de la délégation américaine.

Le négociateur en chef des États-Unis, Zalmay Khalilzad, déclarait dimanche qu'un travail assidu était mené « vers un accord de paix durable et honorable, et un Afghanistan souverain qui ne représentera aucune menace pour les pays tiers ».

Kaboul sur les lignes de côté

Les États-Unis sont intervenus militairement en Afghanistan fin 2001 à la suite des attentats du 11 Septembre préparés sur le sol afghan par Al-Qaïda.

Le gouvernement afghan du président Ashraf Ghani, soutenu par les États-Unis, ne participe pas à ce stade aux discussions.

M. Ghani a déclaré dimanche qu'il appartenait aux Afghans, et non à des parties étrangères, de décider de leur avenir. « Notre avenir ne peut pas être décidé à l'extérieur, pas même dans les capitales de nos amis et voisins. Le sort de l'Afghanistan sera décidé ici, en Afghanistan », a-t-il dit.

Conflits armés

International