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Difficile de mesurer l'influence des comptes robots sur Twitter avant l'élection fédérale

Une personne consulte l'application Twitter sur son téléphone intelligent.

Des comptes Twitter automatisés sont montrés du doigt pour avoir influencé le débat public dans plusieurs pays.

Photo : Getty Images / Leon Neal

Radio-Canada

Des comptes Twitter automatisés programmés pour influencer l’opinion publique lors des élections fédérales d’automne sont déjà actifs, mais leur potentielle influence sur le scrutin pourrait être grandement exagérée par les observateurs, selon les spécialistes qui ont répondu aux questions de la CBC.

Ces robots contrôlés par des logiciels plutôt que des êtres humains sont conçus pour tweeter, retweeter, aimer, suivre des comptes et employer des mots-clics dans le but d’accroître leur portée. Ils peuvent aussi servir à détourner la conversation.

Beaucoup d’attention est portée sur les robots, perçus comme la cause centrale de nos problèmes dans les médias. Au mieux, ils n’en représentent qu’une petite partie, estime Fenwick McKelvey, professeur adjoint en communications à l’Université Concordia spécialisé en réseaux sociaux.

John Gray, fondateur et président-directeur général de la firme d’analyse de réseaux sociaux Mentionmapp Analytics, a observé l’activité des robots sur Twitter lors des élections albertaines et ontariennes.

Il a trouvé que de 20 à 30 % des comptes impliqués dans les discussions avaient un comportement suspect, qui pourrait s’apparenter à celui d’un robot, mais qu’il était difficile de l'affirmer avec certitude.

On ne devrait pas nier l’existence du problème, mais je crois que c’est un peu exagéré, soutient M. Gray.

Des exemples de comportement suspect seraient de gazouiller en moyenne plus de 72 fois par jour, 7 jours sur 7, ou de répondre en grand nombre à un tweet en particulier afin d’amplifier artificiellement sa popularité.

Tentatives précédentes

En juillet, le National Observer rapportait (Nouvelle fenêtre) que certains des comptes qui ont contribué à faire du mot-clic #TrudeauMustGo (#TrudeauDoitPartir) une tendance au Canada semblaient automatisés.

La plateforme a ensuite supprimé certains des comptes mentionnés dans l’article, mais la responsable de la politique publique et gouvernementale de Twitter Canada, Michele Austin, soutient qu’une enquête interne a permis de déterminer que le mot-clic avait gagné en popularité grâce à des conversations humaines et authentiques.

Justin Trudeau livre un discours en complet noir

Le mot-clic #TrudeauMustGo est devenu une tendance sur Twitter en juillet.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Une analyse de CBC/Radio-Canada a également révélé que 245 faux comptes Twitter liés à des campagnes suspectées d’ingérence politique étrangère ont tenté d'amplifier les messages négatifs sur Twitter au sujet des pipelines et l'immigration au pays depuis 2013. L’incidence réelle de ces faux tweets demeure toutefois incertaine.

Je ne crois pas qu’on puisse parler ici d’impact. On n’a pas la recherche ou les données pour ça, et je ne sais même pas si l'on a les bonnes questions à poser au sujet de l’impact, dit John Gray.

Twitter aura une équipe consacrée à la surveillance de l’activité inauthentique lors de la campagne électorale et n’hésitera pas à bannir les comptes suspects, affirme Michele Austin. On prend très, très au sérieux ces enjeux-là. Le débat public n’est jamais aussi important que lors d’une élection, dit-elle.

Avec les informations de CBC

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