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Surmonter le deuil d’un enfant un ourson à la fois

Une femme tient un ourson en peluche dans ses mains.

Selon Kathy Simard, les femmes ne parlaient que très peu de la mort de leur enfant prématuré il y a 20 ou 30 ans.

Photo : Heidi Atter

Radio-Canada

Un an après avoir perdu sa fille au terme d’une grossesse de 31 semaines, Kathy Simard a décidé de transformer cette situation difficile en leçon d’espoir et de réconfort pour les parents qui ont traversé un deuil semblable.

Cet espoir et ce réconfort se transmettent par l’entremise du projet Izzy Bear. Alors qu’elle se remettait à peine de la tragédie qui secouait sa famille, Kathy Simard a eu l’idée de fabriquer un ourson en peluche qui avait le même poids que sa fille.

Chaque fois que je fermais les yeux, je vivais à nouveau les quatre jours qui ont précédé sa naissance prématurée. La première nuit que j’ai passée avec mon ourson, je l’ai mis sur ma poitrine et je me suis endormie. C’était magique, explique-t-elle.

Depuis, son ourson en peluche n’est jamais bien loin de son coeur lorsqu’elle s’endort.

Un an plus tard, ce qui était une initiative personnelle pour surmonter son traumatisme est devenu une façon de rendre hommage à sa fille tout en fournissant un soutien psychologique aux parents qui ont vécu une tragédie semblable.

Kathy Simard a fabriqué une dizaine d’oursons jusqu’à maintenant. Elle estime que chaque ourson nécessite environ une heure de travail.

Pour le moment, les peluches ne sont offertes qu’aux parents qui demeurent à Regina, mais la Saskatchewanaise aimerait étendre sa clientèle à l’ensemble des Prairies plus tard.

Gros plan sur un ourson en peluche.

Des oursons de différentes grosseurs sont fabriquées par Kathy Simard afin de respecter les demandes de sa clientèle.

Photo : Heidi Atter

Soutien des proches

Si Kathy Simard a pu surmonter toute la tristesse qui l’envahissait après la mort de sa fille, c’est notamment en raison de l’appui de sa famille, mais aussi d’un groupe de soutien à Regina.

L’année dernière, je n’étais même pas capable de me brosser les cheveux, dit Kathy Simard pour tenter d’expliquer à quel point chaque petit geste était devenu un défi après la mort de sa fille.

Elle espère donc que son initiative pourra aider d’autres familles à guérir, jour après jour.

Il faut s’entourer des personnes qui peuvent nous aider. Le chagrin sera toujours là, mais ça permet de reprendre tranquillement notre vie normale, souligne-t-elle.

Avec les informations de Heidi Atter, CBC News

Saskatchewan

Faits divers