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Quand un chalet de rêve devient un cauchemar

Une famille qui met son chalet à louer à court terme se heurte à l'opposition du voisinage.

Le chalet sur une pente boisée.

Le couple a gagné ce chalet en mai 2018 dans le cadre d'une loterie, mais le voisinage s'oppose à sa volonté de le louer à court terme.

Photo : CBC

Radio-Canada

Une famille qui a gagné un chalet de luxe dans une loterie et qui le loue par l’entremise d’Airbnb affirme que l’opposition du voisinage la forcera peut-être à le vendre.

Le chalet meublé de 278 mètres carrés comprend trois chambres et offre une vue sur le bassin de Chester, non loin d’Halifax, en Nouvelle-Écosse.

C’était mieux que ce dont rêvaient les fiancés Nina Tardif, 40 ans, et Troy Fahie, 46 ans. Le couple ne croyait pas pouvoir acheter un jour un pareil logement, explique M. Fahie.

Mme Tardif a remporté le chalet à la fin de mai 2018 dans le cadre d’une loterie organisée par la Fondation de l’Hôpital Queen Elizabeth. Ce lot comprenait aussi 15 000 $ en argent comptant et un forfait luxueux de golf.

Le chalet se trouve dans le domaine de Skipper Hill qui compte 12 autres habitations dont l’évaluation foncière varie de 318 000 $ à 614 000 $.

Troy Fahie en entrevue

Troy Fahie affirme que gagner le chalet était au départ un rêve réalisé.

Photo : CBC

Il faut toutefois compter 40 minutes pour aller à l’école ou au travail à Halifax. Le couple veut donc rester à Middle Sackville et s’installer dans le chalet à sa retraite.

Le chalet coûte à l’heure actuelle environ 13 400 $ par année à ses propriétaires en impôt foncier, assurance, eau et égouts. Le couple devrait faire des sacrifices pour payer ses deux logements en attendant de pouvoir s’installer définitivement dans le chalet d’ici cinq ou six ans, explique M. Fahie.

Le couple a donc eu l’idée de mettre son chalet à louer à court terme par l’entremise d’Airbnb afin d’augmenter ses revenus et payer ces coûts. La location est offerte à 400 $ par nuitée avec un rabais de 10 % dans le cas d’une location d’au moins quatre nuitées.

Des voyageurs du Texas, de l’Écosse et du Moyen-Orient, notamment, l’ont déjà loué cet été, affime M. Fahie.

Mécontentement dans le voisinage

Mais les locataires sont mal accueillis par le voisinage, déplore M. Fahie. Quelqu’un a porté plainte parce que des locataires jouaient dehors à 21 h, dit-il. Des voisins ne répondent pas aux salutations des locataires et s’opposent à la location du chalet, selon lui.

Aucun des voisins avec lesquels CBC a communiqué n’a voulu faire de commentaires à ce sujet.

Selon Troy Fahie, le promoteur immobilier responsable du domaine lui a dit que les voisins sont mécontents et que la location à court terme est interdite en vertu de la clause restrictive du domaine. Le promoteur a interdit à la famille d’utiliser le quai du domaine parce que ses locataires s’en sont servi pour faire des excursions en kayak, ajoute-t-il.

L’entrepreneur en question, John Dimick, n’a pas voulu faire de commentaires sur le domaine et la dispute liée à la location du chalet.

Un salon dans le chalet

Le couple a loué son chalet à 400 $ la nuitée par l'entremise de la plateforme Airbnb.

Photo : CBC

Un exemplaire de la clause restrictive remis à CBC ne restreint pas précisément la location à court terme, seulement les entreprises à domicile.

L’association des propriétaires du domaine prévoit tenir une réunion inaugurale le 27 août. Selon le programme de la réunion dont M. Fahie détient un exemplaire, le seul sujet de discussion sera la location à court terme et des changements potentiels à la clause restrictive.

Troy Fahie affirme qu’il ne déménagera jamais plus dans une communauté qui compte une association de voisinage. Il qualifie cela de système d’intimidation.

La famille attend de connaître le résultat du vote prévu lors de la réunion du 27 août. Il serait facile de vendre la propriété, estime M. Fahie. Quelqu’un lui a déjà proposé de l’acheter pour près de 900 000 $, dit-il.

Troy Fahie espère pouvoir vivre un jour dans le chalet même si sa famille gagne des revenus moindres que le voisinage.

D'après un reportage de Jack Julian, de CBC

Nouvelle-Écosse

Immobilier