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Le centre d'injection supervisée de Red Deer victime de harcèlement en ligne

Un toxicomane manipule une seringue.

Les centres d'injection supervisée donnent la possibilité de s'injecter en sécurité et sous la supervision de professionnels.

Photo : Getty Images / Spencer Platt

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Messages haineux et appels au meurtre sur les réseaux sociaux semblent être le lot quotidien des employés du centre d'injection supervisée de Red Deer. La Ville demande à la province d'investir davantage pour assurer la sécurité du personnel.

Le personnel du centre Turning Point se dit victime d'une campagne d'intimidation et de dénigrement qui gagne en virulence.

Les commentaires haineux se multiplient en ligne depuis l'ouverture du centre au mois d'octobre 2018, indique la directrice du centre, Sarah Fleck. La majorité concerne les toxicomanes qui utilisent les services de la clinique.

« Pourquoi les aider lorsqu'ils font une surdose? Il faut laisser la nature suivre son cours », affirme un internaute.

« On pourrait les enfermer dans un dépotoir; ils s'y sentiraient comme à la maison », rétorque un autre.

« Je vote pour l'extermination », renchérit un troisième.

« Enfermez-les dans une remorque et brûlez-les », ajoute un quatrième.

« Ce genre de messages démoralise et désillusionne les employés, dit Sarah Fleck. Ça les décourage de faire le travail qu'ils ont choisi et qui les passionne. »

« Un très bon travail »

Le mois dernier, le centre Turning Point a accueilli 4500 personnes et a permis d'en sauver 151 autres d'une surdose, soit une moyenne de trois par jour.

« Je crois que Turning Point a fait du très bon travail, autant pour expliquer à la population ce que le centre fait que pour offrir ses services à sa clientèle, estime le sergent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Jeff McBeth.

« Le centre doit continuer son travail, qu'on soit d'accord ou non, qu'on aime ça ou non », ajoute-t-il.

La GRC assure qu'elle patrouille régulièrement dans les environs du centre pour maintenir l'ordre et la sécurité.

En plus, le centre organise des tournées quotidiennes pour ramasser les seringues abandonnées dans les endroits publics.

« On veut simplement que la communauté soit plus sécuritaire et accueillante pour tout le monde », affirme Sarah Fleck.

Red Deer fait appel à la province

La mairesse de Red Deer, Tara Veer, a néanmoins demandé une aide supplémentaire à la province pour assurer la sécurité de tous.

« Je ne crois pas qu'on puisse s'attendre à une amélioration du dialogue, au sein de la communauté, tant que les gens ne se sentiront pas en sécurité », indique-t-elle.

« La sécurité est la priorité pour l'instant, ajoute la mairesse. Celle des patrouilleurs de la GRC, des employés du centre, de ses usagers, du voisinage et des commerces adjacents. »

Les fonds demandés par la Ville serviront à mieux intégrer les différents services communautaires, précise Tara Veer, qui ajoute que le gouvernement étudie en ce moment la requête.

Avec les informations de Peggy Lam, CBC News

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