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Pénurie de main-d’œuvre : les conditions de travail au menu des restaurateurs

Les propriétaires du bistro Le Coup monté de Repentigny misent sur des avantages sociaux pour retenir leurs employés.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La pénurie de main-d'œuvre frappe durement les restaurateurs qui peinent à recruter les serveurs et cuisiniers dont ils ont besoin. Cette rareté crée d'ailleurs une surenchère entre les employeurs. Certains restaurants font le pari de bonifier leurs conditions de travail pour attirer et retenir le personnel.

Le copropriétaire du bistro Le Coup monté de Repentigny, Mathieu Bonneau, connaît bien le milieu de la restauration et les enjeux reliés à la pénurie de main-d'œuvre.

Tu as beau donner le meilleur salaire à un employé, si tu ne lui donnes pas de belles conditions, puis qu'il arrive justement au travail et qu’il a des conditions de merde, bien ça ne marche pas.

Mathieu Bonneau, entrepreneur
Mathieu Bonneau est photographié dans la cuisine de son bistro.

Le copropriétaire du bistro Le Coup monté de Repentigny, Mathieu Bonneau, estime que le salaire n'est pas la seule chose qui intéresse le personnel.

Photo : Radio-Canada

Une situation que constate déjà depuis plusieurs années l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ).

C'est un problème qui est généralisé, qui est partout, alors il faut travailler à l'identification de solutions qui sont multiples. C’est certain que d'offrir des conditions de travail adéquates dans le contexte actuel, c'est une nécessité, sans quoi on va perdre les bonnes ressources dont on profite, a affirmé François Meunier, vice-président des affaires publiques et gouvernementales de l’ARQ.

Les restaurateurs peinent à recruter des employés, surtout dans les cuisines.

Le chef du bistro Le Coup monté, Mathieu Perreault-Jessery, qui possède une dizaine d’années d’expérience en restauration, considère que la compétition est féroce et que le roulement de personnel constitue une réelle menace.

C'est difficile de trouver des employés qualifiés, formés. Et, une fois qu'on les a, c'est encore plus difficile de les garder. C'est ça le défi, parce que la demande est tellement forte, le besoin est tellement fort, que les employés vont changer d'emploi pour 50 ¢ de l’heure de plus. Il faut trouver d'autres façons de les motiver que l'argent, a-t-il dit.

Assurances et avantages sociaux

Au bistro Le Coup monté, l’employeur a trouvé une solution pour attirer et retenir le personnel : offrir une assurance collective à ses employés qui couvre les soins médicaux, dentaires ainsi que l'invalidité.

Le copropriétaire Simon Fichault explique : On l'offre à tous nos employés à temps plein qui nous ont donné un service continu depuis un an ou plus. Tout ce monde-là, on veut les garder, on veut qu'il soit heureux. Cela donne aussi un objectif à ceux qui viennent d'arriver.

Les chaînes hôtelières et les grands restaurants offrent pour la plupart des assurances à leurs employés, mais c'est une initiative peu commune pour les petits établissements privés.

Moi, en 10 ans, je n'ai jamais vu un endroit non syndiqué qui n’est pas institutionnel qui offre des assurances, a confié le chef Mathieu Perreault-Jessery.

Avec les informations de Marie-Michelle Lauzon

Grand Montréal

Emploi