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Dominique Anglade promet une loi sur l'interculturalisme

Dominique Anglade aspire à succéder à Philippe Couillard comme chef du Parti libéral du Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dominique Anglade s'est engagée dimanche à inclure un projet de loi sur l'interculturalisme dans la plateforme du Parti libéral du Québec (PLQ), qu'elle aspire à diriger.

Non sans avoir de vifs échanges au préalable, les membres de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec ont adopté à 68 % la résolution réclamant une loi sur l'interculturalisme.

Quelques instants plus tard, lors d'un point de presse, Dominique Anglade, candidate à la succession de Philippe Couillard à la tête du parti, s'est engagée à inclure la résolution dans la plateforme libérale.

Il va y avoir dans notre plateforme, lorsqu'on va la lancer, une proposition directe concernant un projet de loi sur l'interculturalisme, a-t-elle annoncé, confirmant qu'il s'agissait de son premier engagement formel en tant qu'aspirante chef.

Mme Anglade soutient, comme les jeunes libéraux, qu'il est important pour le PLQd'affirmer l'importance de la nation québécoise dans le programme du parti. Tous les projets qui vont aller dans ce sens vont définitivement m’interpeller.

On veut un Québec qui s'affirme, fort, francophone, inclusif.

Dominique Anglade

Malgré l'engouement pour un virage nationaliste dans les troupes libérales, le chef intérimaire Pierre Arcand ne croit pas que son parti ira jusqu'à réclamer des pouvoirs à Ottawa, comme cela a été le cas dans les années 90 avec le rapport Allaire. On n'est pas rendu là, a-t-il dit.

Ce dernier n'écarte pas que des candidats puissent s'engager à aller plus loin, mais il a tout de même soutenu que la réflexion n'était pas du tout la même que lors de l'adoption du rapport en 1991.

Selon M. Arcand, les jeunes libéraux et une partie des membres désirent surtout que le Parti libéral, au pouvoir, puisse affirmer un leadership québécois à l'intérieur du Canada.

À savoir si les libéraux joueraient dans les plates-bandes de la Coalition avenir Québec avec une plateforme nationaliste, Pierre Arcand a répondu que les deux propositions étaient distinctes.

Je pense que le nationalisme qu'on propose, c'est un nationalisme beaucoup plus rassembleur, a-t-il décoché. Sans faire référence à la Loi 21 sur la laïcité de l'État, M. Arcand a affirmé que les libéraux n'avaient pas l'intention de retirer des droits à la population, y compris aux minorités culturelles.

Pierre Arcand est d'avis que les débats continueront d'être sereins sur cette question au cours de la refonte du parti, même s'il y aura des désaccords. Sur des questions aussi sensibles, il y aura toujours des discussions vives, des personnes qui se sentiront menacées, a-t-il conclu.

Le prochain chef du Parti libéral sera connu au printemps 2020.

Avec les informations de Fanny Samson

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