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Femme brûlée vive : famille traumatisée, collègues sous le choc

Une scène de crime, à Québec

La victime se trouve toujours dans un état critique. Son père affirme qu'elle se trouve dans le coma actuellement.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

David Rémillard

Le père de la jeune femme brûlée vive vendredi soir à Québec, possiblement par son ex-conjoint, est traumatisé par le drame qui secoue sa famille, évoquant au passage le « caractère agressif » du suspect. Les collègues de ce dernier, un chauffeur de taxi, sont quant à eux sous le choc.

Joint par Radio-Canada grâce aux réseaux sociaux, le père de la victime, qui se trouve en Tunisie, a témoigné du pénible drame qu'il vit depuis qu'il a appris que sa fille avait été brûlée vive à Québec vendredi soir.

Je suis traumatisé par ce qui est arrivé à ma fille, a-t-il confié. Cette dernière, âgée de 27 ans, a été immolée par le feu devant sa mère et ses deux enfants, près de son domicile du quartier Saint-Sauveur.

Le principal suspect est son ex-conjoint, Frej Haj Messaoud, 39 ans.

Toujours selon le père de la victime, la relation entre le présumé agresseur et sa fille était depuis longtemps tumultueuse. Toujours, il y a eu des problèmes à cause de son caractère agressif, a-t-il dit.

Loin de sa fille, le père a tout de même eu des nouvelles de son état. Selon lui, la jeune femme serait plongée dans un coma artificiel considérant les intenses douleurs provoquées par ses blessures.

Elle aurait été brûlée sur près de 50 % de son corps, notamment au visage, aux mains et au dos.

Le suspect, Frej Haj Messaoud, escorté par deux policiers vers un fourgon

Frej Haj Messaoud, 39 ans, a comparu par voie téléphonique dimanche matin pour tentative de meurtre et voies de fait graves.

Photo : Radio-Canada

Sans histoire

Messaoud, ne reflétait pas du tout la même image auprès de ses collègues de Québec.

J'ai été vraiment surpris. C'est quelqu'un qui n'a pas d'antécédent, d'histoire ou quoi que ce soit, a commenté Omar Berri, un ancien collègue du prévenu. Je ne le connais pas personnellement. Mais je le vois, je le rencontre dans les postes de taxi. Il était calme, il n'a pas l'air agressif...

Selon M. Berri, le suspect avait temporairement la garde d'un véhicule appartenant à un propriétaire de permis membre de Taxi Coop parti en vacances. C'est d'ailleurs dans ce véhicule qu'il aurait pris la fuite vendredi soir après le présumé crime.

Taxi Coop a d'ailleurs réagi publiquement dimanche. « Nous souhaitons tout d'abord transmettre nos pensées et offrir tout notre soutien aux personnes affectées par le drame terrible, a signifié le directeur général Martin Noël par communiqué.

Avec les informations de Léa Beauchesne et de Nahila Bendali

Québec

Justice et faits divers