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Le père de Bryer Schmegelsky brise le silence, et la famille d’une des victimes pardonne

Alan Schmegelsky, le père de Bryer Schmegelsky.

Photo : La Presse canadienne / Laura Kane

Radio-Canada

Dans une entrevue qu’il a accordée à l’émission australienne 60 Minutes, le père de Bryer Schmegelsky, Alan Schmegelsky, parle de son deuil et de son refus de croire à la culpabilité de son fils « sans preuve ». Pendant ce temps, la famille de la victime américaine, Chynna Deese, offre son pardon.

Ça fait très mal. C'était mon seul fils, déplore le père de l’un des deux suspects de trois meurtres survenus dans le nord de la Colombie-Britannique.

M. Schmegelsky se dit toutefois soulagé de la découverte des corps que la Gendarmerie royale du Canada pense être ceux des suspects. Au moins, je sais où il est… Ses problèmes sont finis.

Selon lui, les circonstances des trois morts et le rôle qu’a joué son fils demeurent imprécis. Je suis désolé de ce qui est arrivé, d'accord? Quant à savoir si c’est mon fils [qui les a tués] on ne sait pas.

Je ne dirai pas que mon fils est un meurtrier tant qu’on ne m’en donnera pas la preuve. Je ne peux pas.

Alan Schmegelsky, père de Bryer Schmegelsky

Une famille déçue, mais ouverte au pardon

La sœur de Chynna Deese, Kennedy Deese, n’est pas émue par les propos d’Alan Schmegelsky. « La réponse adéquate aurait été des excuses formelles », dit-elle.

Nous ne sommes pas faits du même bois, comme vous le prétendez en jouant à la victime et en refusant votre responsabilité dans l’éducation et les gestes de votre fils, écrit-elle dans une déclaration publiée sur Facebook.

Celle qui décrit sa sœur comme une personne aimante et compatissante dit « pardonner quand même » au père du suspect.

La famille de Chynna Deese souhaite lancer un programme de sensibilisation aux bons comportements en ligne pour les écoles, à la mémoire de la défunte.

Refus de responsabilité

Ce qui rebute Kennedy Deese, ce n’est pas seulement le refus d’Alan Schmegelsky de reconnaître la possibilité que son fils puisse être un meurtrier, mais aussi son refus d’accepter sa propre responsabilité.

L’an dernier, M. Schmegelsky a acheté à son fils une arme à air comprimé – qu'il décrit comme un jouet – qui est une réplique parfaite d’un fusil d’assaut pour l’inciter à « aller jouer dehors avec ses amis ».

Questionné sur le lien potentiel entre cette activité et les événements des dernières semaines, le père se fait coi.

« Je ne peux pas dire ni deviner [mais] je ne vous dirai pas que c’est de ma faute », soutient-il, préférant accuser la télévision, YouTube et les jeux vidéo.

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