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La mort de Jeffrey Epstein alimente des théories du complot en ligne

Des agents du FBI quittent la prison du Metropolitan Correctional Center à New York.

La police fédérale américaine et le bureau de l'inspecteur général du département de la Justice vont mener une enquête sur les circonstances de la mort de Jeffrey Epstein.

Photo : Reuters / Jeenah Moon

Associated Press

La mort de Jeffrey Epstein dans un établissement de détention fédéral, à New York, ravive le scepticisme des théoriciens du complot et même de certains responsables américains qui se demandent comment le financier déchu aurait pu s'enlever la vie dans sa cellule hautement sécurisée.

Jeffrey Epstein avait été placé sous surveillance préventive, il y a un peu plus de deux semaines, à la suite d'un incident qui l'avait laissé avec des ecchymoses au cou. Mais selon une source au fait de son dossier, il ne faisait déjà plus l'objet d'une surveillance étroite pour risque de suicide depuis la fin du mois de juillet.

Des responsables pénitentiaires anonymes cités par le New York Times ont reconnu que les procédures prévues pour la surveillance du détenu n'avaient pas été respectées : des rondes, prévues toutes les 30 minutes, n'avaient pas eu lieu, et il était seul dans sa cellule, alors que la règle veut qu'ils soient toujours deux.

Le sénateur républicain de Floride, Rick Scott, n'a pas tardé à soulever la possibilité que sa mort soit liée à des gestes criminels.

Rudy Giuliani, qui agit à titre d'avocat pour le président Donald Trump, a lui aussi fait part de ses interrogations samedi.

« Qui surveillait? Que montre la caméra?... Suivez les motifs », a écrit l'ex-maire de New York sur Twitter.

De telles spéculations circulent abondamment en ligne, où plusieurs internautes avancent que Jeffrey Epstein ne se serait pas véritablement suicidé ou même qu'il serait toujours en vie.

Ses amitiés passées avec des personnalités publiques telles que Donald Trump, l'ex-président Bill Clinton et le prince britannique Andrew se sont avérées un terreau fertile pour les conspirationnistes.

« Des hommes haut placés souhaitaient la mort d'Epstein », avait écrit un utilisateur de Twitter le mois dernier.

Le mot-clic #EpsteinMurder – dont la traduction française serait #MeurtreEpstein – est devenu viral quelques heures à peine après l'annonce de son suicide, samedi.

Donald Trump lui-même s'est joint à la partie, en partageant sur son propre compte des insinuations infondées selon lesquelles Bill et Hillary Clinton auraient cherché à faire taire Jeffrey Epstein.

Jeffrey Epstein, mal rasé, regarde l'objectif de l'appareil photo.

Une photo de Jeffrey Epstein qui apparaît dans le registre des délinquants sexuels de l'État de New York.

Photo : Reuters

Le multimillionnaire de 66 ans s'était vu refuser la libération sous caution en attente de son procès pour avoir exploité sexuellement des dizaines de mineures. Il faisait face à une peine d'emprisonnement maximale de 45 ans.

La police fédérale américaine et le bureau de l'inspecteur général du département de la Justice vont mener une enquête sur les circonstances de sa mort.

Des circonstances qui ont d'ailleurs fort probablement été enregistrées par des caméras de surveillance, selon Preet Bharara, un ancien procureur fédéral à Manhattan.

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