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Corée du Nord : Kim Jong-un a supervisé le dernier tir de missiles

Le leader de la Corée du Nord, Kim Jong-un, regarde dans des jumelles.

Le leader de la Corée du Nord, Kim Jong-un, a supervisé le lancement d'un nouveau type d'arme, selon l'agence de presse KCNA.

Photo : Reuters / KCNA KCNA

Agence France-Presse

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a personnellement supervisé le dernier tir de missiles, qui constituait « le tir d'essai d'une nouvelle arme », a annoncé dimanche l'agence de presse officielle KCNA.

M. Kim « a pris place dans le poste d'observation et a guidé le tir d'essai », a affirmé l'agence, ajoutant qu'il avait fait part de sa « grande satisfaction » quant au résultat.

KCNA n'a pas fourni de précisions quant aux armes testées. Selon l'état-major sud-coréen, il s'agissait de deux missiles balistiques de courte portée qui, tirés samedi à l'aube du nord-est de la Corée du Nord, ont volé environ 400 km avant de tomber dans la mer du Japon.

Cette nouvelle série de tirs, la cinquième en moins de deux semaines, a eu lieu en pleines manœuvres militaires annuelles américano-sud-coréennes. Ces exercices sont considérés par la Corée du Nord comme une préparation à une éventuelle invasion de son territoire et comme un obstacle à la reprise annoncée des discussions avec les États-Unis sur la dénucléarisation.

Les négociations sont actuellement au point mort, malgré la promesse faite fin juin par Pyongyang de les relancer rapidement.

La lettre de Kim Jong-un

Le président américain Donald Trump a révélé samedi le contenu d'une lettre que lui a adressée Kim Jong-un. Il a expliqué très gentiment qu'il voulait que nous nous rencontrions pour commencer à négocier dès que les manoeuvres militaires communes des États-Unis et de la Corée du Sud seraient terminées, a écrit M. Trump dans un tweet.

C'était une longue lettre qui contient principalement des plaintes sur ces exercices chers et ridicules, selon M. Trump, qui critique régulièrement, de concert avec le dirigeant de ce pays ennemi des États-Unis, ces manœuvres pourtant effectuées par sa propre armée avec les alliés sud-coréens.

Kim Jong-un n'était pas content au sujet des manœuvres militaires, avait rapporté vendredi Donald Trump, avant de s'aligner sur la position du leader nord-coréen. Je ne les ai jamais aimées non plus. Et vous savez pourquoi? Je n'aime pas payer pour ces exercices, avait-il ajouté.

Le président américain a d'ailleurs annulé les exercices de l'été dernier et l'ampleur de ceux de cette année a été revue à la baisse.

De la confiance

Malgré les crispations des dernières semaines causées par les nombreux tests de missiles nord-coréens, Donald Trump n'a cessé d'afficher sa confiance en Kim Jong-un, qu'il a déjà rencontré trois fois, dont la dernière, fin juin, dans la zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corées.

Le président septuagénaire met régulièrement en avant ses bonnes relations avec le fils de Kim Jong-il, au pouvoir depuis 2011, louant leur « amitié ». Il avait même expliqué une fois que les deux hommes, qui se sont longtemps échangés des insultes et menaces, étaient « tombés amoureux ».

Une Corée du Nord sans nucléaire deviendra un des pays les plus puissants au monde, a-t-il lancé samedi matin sur Twitter.

Selon un récent décompte du gouvernement sud-coréen, Kim Jong-un a envoyé près d'une dizaine de lettres à Donald Trump.

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