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Bâtir son identité culinaire avec les marchés publics

Gros plan sur une pancarte sur laquelle sont affichées les heures d'ouverture. À l'arrière-plan, des citoyens circulent devant les kiosques des producteurs.

Malgré les gouttelettes de pluie, des dizaines de personnes ont profité des kiosques du marché public de Rivière-du-Loup samedi.

Photo : Radio-Canada / Maya Arseneau

Radio-Canada

Qu'ils reçoivent des résidents locaux ou des touristes sur la route des vacances, les marchés publics attirent toujours autant les foules partout dans l'Est.

Présente au lancement des activités de la 11e Semaine québécoise des marchés publics à Amqui, la porte-parole de l’événement et nutritionniste Julie Aubé soutient que l’engouement à l’endroit des marchés publics québécois s’explique entre autres par les préoccupations environnementales grandissantes des consommateurs.

C’est l’idée de savoir d’où viennent nos aliments, comment ils ont été produits, par qui, de quelle façon, dans quelle région. J’aime [l'idée] d’associer des histoires, des usages, des paysages et des villages à nos aliments, souligne-t-elle.

Un marché public, c’est important pour une collectivité. C’est vraiment plus que l’acte d’acheter des légumes.

Jeanne Trachy, coordonnatrice du marché public de Rivière-du-Loup
Jeanne Trachy répond aux questions d'une journaliste.

Jeanne Trachy, coordonnatrice du marché public de Rivière-du-Loup

Photo : Radio-Canada

Pour le directeur général de l’Association des marchés publics du Québec (AMPQ), Jean-Nick Trudel, qui était de passage à Rimouski samedi, les marchés publics deviennent ni plus ni moins qu’une partie de l’identité culinaire d’une région.

De plus en plus, on peut donner des identités de territoire à travers ce qu’on retrouve dans ces marchés publics.

Jean-Nick Trudel, directeur général de l’AMPQ
Une dame s'approche d'une table derrière laquelle un homme lui tend un légume.

18 exposants étaient présents au marché public de Rivière-du-Loup samedi.

Photo : Radio-Canada / Maya Arseneau

Une formule de plus en plus répandue

Dépendamment de son organisation, un marché qui va bien se base généralement sur trois piliers, soit une bonne relation avec la Municipalité, avec les producteurs et les consommateurs qui sont souvent aussi des bénévoles, souligne Jean-Nick Trudel.

Il y a eu une baisse des marchés publics dans les dernières décennies. Maintenant, on est rendus à plus de 120 à travers le territoire.

Julie Aubé, porte-parole de la 11e Semaine québécoise des marchés publics

L’AMPQ observe d’ailleurs que la popularité des marchés estivaux ne s’essouffle pas, contrairement aux marchés offerts à l’année.

Si on prend les marchés depuis cinq ans, on a vu une augmentation d’environ une quarantaine de marchés. Ce sont souvent des marchés plus petits, éphémères, pendant l’été. [...] C’est sûr qu’on est dans un climat nordique. On voit souvent une diminution de l’achalandage après les fêtes, ajoute M. Trudel.

Jean-Nick Trudel regarde directement dans l'objectif de la caméra.

Jean-Nick Trudel, directeur général de l'AMPQ

Photo : Radio-Canada

Le défi du financement reste toutefois entier pour plusieurs organisations. C’est le cas du marché public de Rivière-du-Loup, qui célèbre son 10e anniversaire cette année.

Les installations commencent à être usées après 10 ans. Donc ça va être un beau défi cet automne pour le conseil d’administration, admet la coordonnatrice, Jeanne Trachy.

Avec les informations de Maya Arseneau

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