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Fusillade de Fredericton : un an plus tard, des cicatrices toujours vives

Quatre personnes, dont deux policiers, ont été tuées dans la fusillade du 10 août 2018.

Des gens se tiennent par la main le long d'un pont.

Une chaîne humaine à la mémoire des victimes de la tuerie de Fredericton, un an après l'événement.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Radio-Canada

Un an après la fusillade qui a fait quatre morts, dont deux policiers, la Force policière de Fredericton affirme qu'elle n'est toujours pas « guérie » de ce triste événement.

Dans un communiqué transmis samedi, les policiers de Fredericton mentionnent que de nombreux résidents ont aidé les autorités à traverser cette épreuve survenue le 10 août dernier. 

La communauté s’est mobilisée comme nous ne l’avions jamais vu. Vos bras nous ont collectivement étreints pendant que nous nous pleurions la perte de nos amis et collègues et que nous nous efforcions de nous adapter à un nouveau cours normal des choses, peut-on lire dans le communiqué. 

Le chef adjoint de la Force policière de Fredericton, Martin Gaudet, a souligné lors d’un point de presse samedi matin que la dernière année avait été difficile, mais que ses troupes avaient réussi à passer à travers l'épreuve.

Sur le panneau à l'entrée du poste de police de Fredericton, plusieurs toutous et fleurs ont été déposés.

Des fleurs devant le poste de police de Fredericton en août 2018, quelques jours après la tragédie.

Photo : Radio-Canada / Alessandra Rigano

Il a également tenu à remercier la communauté qui s'est mobilisée dans les heures suivant la fusillade, ce qui a été essentiel, dit-il, pour accompagner les policiers dans leur deuil.

Aujourd'hui, nous passons du temps entre membres de la famille policière dans la réflexion, la camaraderie, et un esprit de guérison pour nous souvenir de nos amis et célébrer leur vie, a dit M. Gaudet. Nous savons que les résidents et les résidentes de Fredericton se souviendront de ce jour à leur façon, et nous sommes reconnaissants de ces gestes, quels qu'ils soient.

Martin Gaudet, en uniforme, lit une déclaration.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Martin Gaudet, chef adjoint de la Force policière de Fredericton.

Photo : CBC / Gary Moore

Samedi, à 19 h, quatre fusées éclairantes ont été lancées en mémoire des quatre victimes. 

Une chaîne humaine a ensuite été formée, du pont piétonnier Bill Thorpe jusqu’au pont de la rue Westmorland, des deux côtés du fleuve, et les participants ont observé un moment de silence.

Une chaîne humaine similaire avait été formée trois jours après la fusillade, l’an dernier, avec près de 3000 participants. On a voulu reproduire l’expérience, avec l’appui des familles des victimes.

Plusieurs personnes forment une ligne sur un sentier en se tenant la main.

La population de Fredericton a rendu hommage aux victimes de la fusillade d’août 2018 en créant une chaîne humaine trois jours après le drame.

Photo : Radio-Canada / Jon Collicott

Pour le groupe de bénévoles qui a pris en main la commémoration, la soirée sert à démontrer que la communauté est soudée, malgré les événements. 

Pour nous, c'est important de faire quelque chose non seulement pour la famille, mais pour la communauté, dit une coorganisatrice, Denise Coulombe. Ensemble, tenir les mains qui unissent les cœurs autour de la ville, c'est quelque chose qui prouve qu'on est là, solidaires, on est une communauté, on se soutient.

La fusillade de Fredericton

Deux civils, Donnie Robichaud et Bobbie-Lee Wright, et deux agents de la Force policière de Fredericton, Robert Costello et Sara Mae Helen Burns, ont été abattus lors de la fusillade du 10 août 2018.

Les portraits de quatre personnes. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les victimes de la fusillade de 2018 de gauche à droite : Robb Costello and Sara Burns, Donnie Robichaud and Bobbie Lee Wright.

Photo : Radio-Canada

La motivation du tireur et les circonstances entourant la fusillade restent méconnues.

Selon les témoignages de voisins et de policiers, le présumé tireur était dans son appartement au troisième étage d'un immeuble de logements lorsqu'il a ouvert le feu avec une carabine.

Les policiers appelés en renfort sur les lieux ont finalement atteint le tireur à l'abdomen, ce qui a mis fin à la tuerie.

Le présumé tireur a été hospitalisé à la suite de la fusillade. Il a été transféré dans un établissement correctionnel provincial après avoir obtenu son congé de l’hôpital.

Avec les renseignements de Kassandra Nadeau

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