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Le retour d’Abigaëlle sur vos écrans

Une femme montre un test de grossesse à un homme.

Une scène du tournage de la deuxième saison d'Abigaëlle avec les acteurs principaux Marie-Claire Marcotte et Vincent Leblanc-Beaudoin.

Photo : Julianna Damer

Nafi Alibert

Le tournage de la saison deux d’Abigaëlle a commencé cette semaine à Edmonton. Après le succès de la saison 1, c’est une équipe de production plus professionnelle et plus expérimentée qui se retrouve pour tourner les 10 prochains épisodes de la web-série.

« On avait hâte de revenir à la fiction », avoue la réalisatrice-productrice de Far West Productions, Jessica L'Heureux.

La première saison de la web-série s’est terminée il y a deux ans sur le premier baiser entre l’héroïne Abigaëlle et l'élu de son coeur Guillaume.

« Ça prend beaucoup de temps une série web comme celle-là. Ça prend deux ans de la phase [d'avant-projet] à la fin de la production », explique Jessica L'Heureux.

Une femme avec des écouteurs autour du cou.

Jessica L'Heureux, productrice-réalisatrice de la web-série Abigaëlle.

Photo : Radio-Canada

Son équipe se donne 18 jours pour terminer le tournage de cette nouvelle saison qui suit la prochaine étape de vie des tourtereaux.

« Il y a de beaux moments dans le couple, mais il y a aussi de nouveaux membres de la famille qui s’ajoutent, il y a de nouveaux personnages et ça, ça vient rendre la relation entre les deux un petit peu plus difficile à certain moment », accepte de dévoiler Jessica L’Heureux.

« C’est toujours très dans la romance et l’humour, mais on a quand même ajouté plus de profondeur du côté dramatique et même un petit côté film d’horreur, mais c’est tout ce que je vais dire », précise l’actrice Marie-Claire Marcotte qui a repris son rôle d’Abigaëlle.

Marie-Claire Marcotte.

Marie-Claire Marcotte est heureuse de ne pas avoir à dissimuler son accent fransaskois lorsqu'elle incarne Abigaëlle.

Photo : Radio-Canada

Un budget doublé

Far West Productions a vu son budget passé de quelque 160 000 $ pour la saison 1 à 381 000 $ pour le deuxième volet des aventures d’Abigaëlle.

« On voit beaucoup changer l'intérêt des bailleurs de fonds pour les séries web. [...] On prend de plus en plus au sérieux la production de [ce type de contenu] puisque c’est là où s’en va la consommation de façon générale », explique l'un des producteurs, Corey Loranger.

Cette enveloppe plus garnie a permis à l’équipe de Far West Productions de mettre les bouchées doubles tant du côté des ressources, de la technique, des costumes et des effets spéciaux.

« On a évolué, on a grandi et on s’est assuré d’acquérir d’autres connaissances et expériences qui nous permettent d’offrir un produit plus évolué », ajoute Corey Loranger.

Corey Loranger est assis sur les marches d'un escalier extérieur.

Corey Loranger, producteur de Far West Productions.

Photo : Radio-Canada

Comme pour la première saison, Far West Productions tient à représenter la francophonie de l’Ouest à l’écran comme derrière les caméras.

 Entendre les accents de l’Ouest, c’est différent. C’est unique. 

Corey Loranger, producteur.

Une belle intention qui n’est pas toujours évidente à mettre en pratique, reconnait Correy Loranger.

« C’est important pour nous d’aller chercher les expertises [...] ailleurs et de les ramener ici [...] pour développer un bassin de gens qui peuvent travailler dans ce métier, ici et en français. »

Ce « bassin » commence à se remplir, puisque certaines personnes qui ont travaillé sans aucune expérience et de façon bénévole sur la saison 1 se retrouvent maintenant employées à temps plein pour la deuxième saison.

De la même manière, Jessica L’Heureux explique avoir appris la réalisation de façon autodidacte.

« La saison 1 c’était de voir comment on raconte une fiction avec des images, et là pour la saison deux je m’attaque à la direction d’acteurs », dit celle qui veut améliorer la communication avec ses acteurs.

« Je veux que ça paraisse à l’écran, donc c’est un travail dans l’émotion, dans l’intensité, dans le rythme des scènes. »

Jamais deux sans trois

Pendant que la saison 2 se filme, la saison 3 est déjà en train de s’écrire.

« On garde les doigts croisés en espérant qu’on puisse avoir un financement pour la faire », admet Correy Loranger. Comme lui le reste de l’équipe espère pouvoir porter à l’écran l’intégralité des trois romans de l’auteure Stéphanie Bourgault-Dallaire.

Avec les informations de Mirna Djukic

Alberta

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