•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Saskatchewan doit en faire plus pour préserver l'agriculture, pense un expert

Un home donne une entrevue en plein air.

David Fortin plaide pour une protection pour protéger les sols de la province.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des voies s'élèvent en Saskatchewan pour demander plus d’actions gouvernementales afin de préserver l'agriculture. Cette réaction est dans la foulée du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui recommande des changements dans les méthodes de culture pour lutter contre les changements climatiques.

Le géographe et agronome David Fortin explique qu’en Saskatchewan près de 23 % des gaz à effet de serre proviennent du secteur agricole, notamment de l’usage de fertilisant.

Il estime que les gouvernements doivent prendre davantage de mesures pour réduire leur utilisation.

Il explique que certaines provinces mènent actuellement des évaluations pour limiter l’usage de certains intrants agricoles, comme des pesticides, et les fertilisants.

« Il y a un travail qui doit se faire en Saskatchewan », déclare-t-il.

Selon lui, le gouvernement doit définir clairement son système d'échange de crédits de carbone pour encourager le développement de technologies de captage du carbone dans le secteur agricole.

Plus de protection pour les milieux humides

Le rapport du GIEC indique aussi que le réchauffement climatique peut réduire le rendement des terres agricoles et mettre en péril la sécurité alimentaire des populations.

Là encore, la Saskatchewan n’est pas épargnée.

« La grande fragilité de la Saskatchewan, c’est qu’on est dans la région la plus sèche du Canada [… ce qui peut] contribuer à la dégradation des sols à long terme, si ces épisodes de sécheresse se multiplient ou augmentent en durée », explique-t-il.

Le réchauffement climatique risque justement d'augmenter la fréquence et la durée des sécheresses, met en garde David Fortin qui plaide pour une protection des milieux humides.

« Il y a beaucoup de travail qui se fait, mais il y en a encore beaucoup à faire dans les prochaines années », conclut-il.

De son côté, le gouvernement de la Saskatchewan a déployé plusieurs mesures pour préserver la productivité des sols de la province citant entre autres la diversification et la rotation des cultures, ainsi que l'utilisation de plants de canola abîmés pour produire du biocarburant.

Un homme regarde la caméra pendant qu'il est photographié.

Paul-Émile L'Heureux est inquiet pour les générations futures.

Photo : Fournie par Paul-Émile L'Heureux

Paul-Émile L'Heureux fait de l'agriculture biologique à White Fox, au nord de Saskatoon. Il juge que le gouvernement n'en fait pas assez pour renverser la situation.

« La philosophie de ce gouvernement en Saskatchewan, c'est : on ne veut pas nuire à l'économie de la province, même si ça cause de gros problèmes environnementaux », lance-t-il.

Il déplore le manque de soutien gouvernemental en faveur de l'agriculture biologique ce qui, selon lui, empêche de nombreux agriculteurs de se lancer dans ce mode de production.

« Je crains pour mes enfants, mes petits-enfants, mes voisins, il y a des jeunes qui essaient de faire leur vie avec l'agriculture. Ils ont peur de changer la façon dont les choses sont faites. », déclare-t-il.

Pour réduire la pression sur les sols, le rapport du GIEC plaide aussi pour une réduction du gaspillage des aliments qui représente entre 25 % et 30 % de la production totale de nourriture.

Avec les informations de Zoé Clin et de Gabrielle Proulx

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Agriculture