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Pointe-Saint-Charles : un lave-train démoli sans avoir jamais servi

Vue aérienne du lave-train du centre d'entretien de Pointe-Saint-Charles avant son démantèlement

Le lave-train du centre d'entretien de Pointe-Saint-Charles, rendu obsolète avec l’arrivée du projet de REM, a dû être démoli.

Photo : Google Maps

L'organisme exo a procédé au démantèlement d'un lave-train automatisé qui n’aura finalement jamais servi. Avec la venue du Réseau express métropolitain (REM), le lave-train du centre d'entretien de Pointe-Saint-Charles, qui a ouvert ses portes récemment, est devenu superflu.

Le lave-train automatisé faisait partie du complexe de Pointe-Saint-Charles qui devait entretenir les voitures de trois lignes de trains de banlieue : Mont-Saint-Hilaire, Deux-Montagnes et Mascouche.

Cependant, l’annonce du projet de REM, en 2016, a brouillé les cartes de l’ancienne Agence métropolitaine de transport (AMT), l'ancêtre d'exo, qui pilotait depuis un an la construction du centre.

En raison du REM, les voitures des trains de banlieue de Deux-Montagnes et de Mascouche ne pourraient pas être entretenues à Pointe-Saint-Charles. Le REM s’accaparera la ligne de train de banlieue vers Deux-Montagnes. Quant aux trains en provenance de Mascouche, ils ne pourront plus franchir le tunnel sous le mont Royal en raison de la présence du REM.

Avec l’implantation du REM, le centre de Pointe-Saint-Charles perdait en partie sa vocation, puisqu'il servira uniquement à entretenir les trains de la ligne de Saint-Hilaire, ce qui représente quatre fois moins de voitures que prévu.

Devant ce constat, la défunte AMT a suspendu, en octobre 2016, les travaux à la demande du ministère des Transports et de CDPQ Infra. Les trois entités voulaient évaluer la possibilité de convertir le centre d’entretien de Pointe-Saint-Charles en centre mixte desservant autant les trains de banlieue traditionnels de l’AMT que les métros légers sur rail du REM.

« Il n’a pas été possible de conclure une entente de conversion mixte », explique exo, l’organisme qui a pris la relève de l'AMT en 2017. Devant ce fait, « il a été déterminé que la présence d’un lave-train n’était plus nécessaire à Pointe-Saint-Charles ».

L'organisme avait délaissé le lave-train lors de la reprise des travaux du centre d’entretien, en 2018. L’organisme public de transport en commun a alors évalué ses options, mais « afin d’éviter des investissements supplémentaires jugés non nécessaires, il a été convenu avec le Ministère de démolir cette partie du centre, dont l’état d’avancement était de moins de 50 % », explique le porte-parole d’exo, Louis-André Bertrand.

D'après exo, une transformation du lave-train en entrepôt aurait coûté 7,6 millions de dollars, alors qu'il aurait fallu investir de 12 à 15 millions pour sa conservation. La démolition, quant à elle, était évaluée par l'organisme à 150 000 $.

Rappelons que la facture finale du centre d’entretien de Pointe-Saint-Charles s'élève à 311,7 millions de dollars. Ce dernier est en fonction depuis février 2019.

En plus des trains de la ligne de Mont-Saint-Hilaire, le centre accueille actuellement ceux de Mascouche, et ce, jusqu’à la fermeture du tunnel sous le mont Royal, prévue en janvier 2020.

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