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Edmonton se tourne vers un plan ambitieux de réduction des gaz à effet de serre

Vue sur la ville et le pont d'Edmonton. Le smog donne une couleur jaunâtre au paysage.

Un Edmontonien émet en moyenne 20 tonnes de dioxyde de carbone annuellement, selon l'étude, ce qui est loin des objectifs.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Ville d'Edmonton n'atteindra pas ses cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), indique une étude publiée jeudi.

L'objectif mondial est de limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C, voire à 1,5 °C par rapport au niveau de la révolution industrielle.

C'est en mars 2018, à l'occasion d'une conférence sur les changements climatiques, qu'Edmonton a souscrit à cette cible.

En juillet, la Ville a demandé à son équipe chargée de la transition énergétique de déterminer si la stratégie qu'elle suit actuellement répondrait au « niveau à atteindre qu'elle s'est fixé ».

L'étude révèle que, à l'heure actuelle, un Edmontonien émet annuellement en moyenne 20 tonnes de dioxyde de carbone. À Vancouver, les émissions par habitant se situent à moins de 3 tonnes.

De nombreux facteurs contribuent à ce taux de pollution supérieur dans la capitale albertaine, souligne l'étude. Il y a le climat plus froid, l'ampleur des émissions industrielles et le plus petit nombre de piétons, de cyclistes et d'usagers de transport en commun.

La stratégie qu'adopte Edmonton verrait ses émissions de carbone chuter environ de moitié, atteignant 11 tonnes par habitant d'ici 2035, dit le responsable de l'équipe de la transition énergétique, Mike Mellross.

Mais, pour jouer son rôle dans la lutte commune du 1,5 °C, Edmonton est encore bien loin des cibles, selon ce dernier. Elle aurait à diminuer ses émissions à 3 tonnes par habitant d'ici 2030, et devenir carboneutre avant 2050.

Un plan qui doit être ajusté

Mike Mellross dit que la Ville compte maintenir des programmes verts comme celui offrant de l'aide à l'installation de panneaux solaires, celui pour la rénovation écoénergétique résidentielle ou encore le programme d'appui aux grandes entreprises souhaitant diminuer leurs émissions de GES.

Il ne faut toutefois pas s'arrêter là, d'après lui. Son équipe tentera de mettre en vigueur de nouvelles réglementations industrielles, en plus d'accélérer l'innovation à l'échelon communautaire.

Nous voulons proposer de nouvelles initiatives durant les 18 prochains mois. Nous ne voulons pas perdre de temps, nous voulons ajouter des choses à ce qui est déjà en place.

Mike Mellross, équipe de transition énergétique de la Ville d'Edmonton

Son équipe attend l'approbation de la Ville d'un budget de 300 000 $, puis la création de deux emplois et demi sur 18 mois, pour l'élaboration d'un plan amélioré.

Mike Mellross proposerait de nouvelles cibles faisant en sorte que, d'ici 2030, 85 % des bâtiments de la ville puisent 60 % de leur énergie dans l'énergie solaire.

Il suggère aussi, grâce à un plan révisé, que les conducteurs d'Edmonton soient presque tous au volant de voitures électriques d'ici 2040.

Le maire d'Edmonton exige des résultats

Le maire d'Edmonton, Don Iveson, semble favorable aux ambitions de Mike Mellross.

Le maire Don Iveson dans l'hôtel de ville, entouré de micros.

Edmonton doit changer ses habitudes, selon le maire Don Iveson.

Photo : CBC

À l'hôtel de ville, jeudi, le maire a déclaré que la Ville doit intensifier ses efforts.

L'image d'Edmonton sera abîmée si nous baissons les bras. Ce serait mauvais pour les affaires, mauvais pour attirer de nouveaux talents, et mauvais pour la crédibilité de cette province.

Don Iveson, maire d'Edmonton

« Nous devons y arriver, ajoute-t-il. Ce serait tout simplement irresponsable de ne pas le faire. »

Avec les ressources nécessaires, l'équipe de la transition énergétique espère présenter un nouveau plan au gouvernement provincial vers la fin de 2020, pour concorder avec son plan sur l'atténuation du changement climatique.

Avec les informations de Natasha Riebe de CBC News

Alberta

Pollution