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Les conditions de travail en ruralité sont inquiétantes pour les nouvelles infirmières

La Fédération des syndicats des infirmiers et infirmières répond au ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick.

Quatre infirmières dans un corridor d'hôpital.

Plusieurs diplômés en sciences infirmières du Nouveau-Brunswick préfèrent aller travailler dans d'autres provinces que d'aller en région rurale.

Photo : iStock / Photographerlondon

Radio-Canada

Le gouvernement doit rassurer les infirmiers et infirmières récemment gradués s’il veut les envoyer travailler en régions rurales, où l’important ratio patients-infirmière et les problèmes des dernières années sont inquiétants en début de carrière, selon la présidente de la Fédération canadienne des syndicats des infirmières et infirmiers, Linda Silas.

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Hugh Flemming, déclarait jeudi que plusieurs infirmiers et infirmières récemment diplômés ne trouvent pas de poste à temps plein parce qu’ils ne veulent pas aller travailler dans les régions rurales.

En réponse à ces propos, Linda Silas explique que les régions rurales sont peu attrayantes pour les jeunes.

Les régions rurales du Nouveau-Brunswick ont beaucoup souffert en soins de santé dans les dernières années, ce qui crée une pénurie encore plus sévère. Et bien entendu, quand tu es une nouvelle graduée et que tu sais ce qui s’est passé dans les régions rurales, c’est pas très alléchant d’accepter une position là parce qu’il n’y a aucun support, les ratios patients-infirmier sont plus grands et c’est plus dangereux pour une nouvelle graduée.

C’est un cri d’alarme, le gouvernement doit regarder ce qui se passe dans les régions rurales, pourquoi les jeunes infirmières se sentent moins en sécurité à cause du ratio patients-infirmier.

Linda Silas, présidente de la Fédération des syndicats des infirmières et infirmiers
Linda Silas en entrevue.

Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et d'infirmiers (archive).

Photo : Radio-Canada

Selon elle, le ministre ne devrait pas décourager ainsi les nouveaux infirmiers et infirmières dans un contexte où le système de soins de santé du Nouveau-Brunswick a tant besoin d’eux. On sait que le Nouveau-Brunswick a une pénurie d’infirmières. On sait que le recrutement et la rétention sont de gros problèmes.

Le gouvernement devrait plutôt encourager les récents diplômés s’il veut les envoyer en régions rurales, explique-t-elle. On doit garantir aux nouveaux infirmiers et infirmières que le ratio patients-infirmier sera excellent, qu’ils auront du mentorat, qu’ils ne travailleront pas seuls et peut-être même leur donner des meilleures situations financières, comme on fait avec les médecins.

Le gouvernement pourrait, par exemple, payer les dettes d’études des infirmiers et infirmières qui vont travailler en régions rurales, propose-t-elle.

Nouveau-Brunswick

Santé