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Pour une réflexion nationale sur l'école publique au Québec

Le reportage de David Rémillard

Photo : CBC/Robert Short

Radio-Canada

Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Alain Fortier, croit qu'une réflexion nationale sur l'école publique est nécessaire au Québec pour affronter les nombreux défis auxquels elle fait face.

En entrevue à l'émission Première heure, M. Fortier, qui est aussi président de la Commission scolaire des Découvreurs, a déclaré que la FCSQ allait publier un communiqué en ce sens la semaine prochaine.

Invité à commenter la volonté du ministre de l'Éducation de permettre aux éducatrices en CPE d'enseigner à la maternelle à condition de s'engager à obtenir un baccalauréat, Alain Fortier a rappelé que le ministre Jean-François Roberge avait admis que cette mesure n'allait pas régler la pénurie d'enseignants. Selon lui, il faut se questionner sur la valorisation de l'enseignement au Québec et sur l'accessibilité à l'école publique plutôt que de simplement chercher à pourvoir les nombreux postes vacants.

Alain Fortier en studio

M.Fortier est fier de présenter le projet.

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

La plupart des commissions scolaires sont aux prises avec une pénurie d'enseignants à l'approche de la rentrée scolaire. Des journées « bassin » seront organisées aux quatre coins du Québec afin de permettre aux enseignants qui n'ont pas encore obtenu un poste de se dénicher un emploi. Un contexte fort différent de celui qui prévalait quand Alain Fortier a passé son baccalauréat en enseignement, au milieu des années 1980.

« Moi, je me rappelle, quand j'ai terminé mon baccalauréat, il y avait 10 ans d'attente en suppléance pour obtenir un poste. On n'est pas du tout, du tout dans ces eaux-là maintenant », affirme-t-il.

Les prochaines années ne s'annoncent guère plus faciles pour les commissions scolaires puisque les futurs enseignants sont en nombre insuffisant dans les universités. Pour Alain Fortier, ce n'est qu'une partie de l'équation. L'immigration, la hausse du taux de fécondité au Québec et la valorisation de l'enseignement sont autant de dossiers sur lesquels il faudrait se questionner, selon lui.

L'école publique est à un carrefour. Pourquoi ne pas prendre cette opportunité-là pour réfléchir tout le monde ensemble à la véritable accessibilité?

Alain Fortier, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec

Viviane Lagacé est enseignante et instigatrice de Profs en mouvement, un groupe indépendant qui représente plus de 5 000 membres du personnel enseignant au Québec et qui se mobilisent afin de valoriser la profession et d’améliorer les conditions de travail en enseignement. Elle croit que cette réflexion nationale est plus que nécessaire.

«  Je pense qu'il faut revaloriser la profession. On n'a pas toujours l'impression qu'on est considéré comme les experts de l'éducation. On est souvent pas consulté quand il y a des changements », explique la jeune enseignante.

Selon elle, rendre la profession plus attrayante passe par de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. Non seulement pour le personnel enseignant, mais pour tous les professionnels qui oeuvrent dans le milieu scolaire.

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