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L'ex-directeur adjoint du FBI poursuit l'administration Trump pour son congédiement

Andrew McCabe regarde vers la droite dans un local du département américain de la Justice.

L'ex-directeur adjoint du FBI, Andrew McCabe

Photo : Reuters / Aaron Bernstein

Radio-Canada

Limogé en 2018, à quelques heures du début de sa retraite, l'ancien directeur adjoint du FBI Andrew McCabe allègue que la décision du département de la Justice de le congédier a été motivée par des considérations politiques.

La poursuite civile déposée jeudi par Andrew McCabe, qui a dirigé le FBI par intérim de mai à août 2017, après le congédiement de James Comey, vise le département de la Justice, le FBI, le procureur général William Barr ainsi que le directeur de l'agence, Christopher Wray.

Les défendeurs ont répondu au travail irréprochable et impartial du demandeur au cours de ses deux décennies de service public par une rétrogradation, en janvier 2018, puis un congédiement public, en mars 2018, le soir même de la retraite du demandeur, prévue depuis longtemps, peut-on lire dans sa poursuite déposée devant un tribunal du District de Columbia. Les actions des défendeurs ont porté atteinte à la réputation et au statut professionnel du demandeur, et ont réduit considérablement ses prestations de retraite.

M. McCabe accuse le président Donald Trump d'être à l'origine des décisions du FBI et du département de la Justice à son endroit.

C'était le plan et le stratagème inconstitutionnels de Trump de discréditer et de renvoyer les employés du [département de la Justice] et du FBI qui étaient considérés comme ses opposants, parce qu'ils n'étaient pas politiquement loyaux envers lui.

Extrait de la poursuite

Trump a exigé l'allégeance personnelle du demandeur, il a cherché à exercer des représailles quand le plaignant a refusé de le faire, et [le procureur général Jeff] Sessions, [le directeur du FBI, Christopher] Wray et d'autres ont servi d'exécutants personnels de Trump au lieu de se comporter comme les plus hauts responsables de l'application de la loi du pays, répondant aux caprices illégaux de Trump au lieu d'honorer leur serment de respecter la Constitution, ajoute la poursuite.

Un congédiement in extremis

Le procureur général de l'époque, Jeff Sessions, avait limogé Andrew McCabe le 16 mars 2018 en toute fin de soirée, 26 heures avant son cinquantième anniversaire, qui lui aurait permis de prendre sa retraite en bénéficiant de sa pleine pension.

Le président américain s'était ouvertement réjoui de ce départ forcé, parlant d'un grand jour pour la démocratie.

Quelques semaines plus tard, le département de la Justice avait expliqué sa décision par le manque de franchise qu'Andrew McCabe avait démontré lors d'entretiens avec les enquêteurs chargés d'enquêter sur une fuite médiatique sur la fondation Clinton, survenue dans les dernières semaines de la campagne présidentielle de 2016.

Dans le collimateur du président Trump, M. McCabe avait été rétrogradé deux mois plus tôt. Le haut fonctionnaire de police faisait l'objet depuis 2016 de critiques récurrentes de M. Trump et de responsables républicains, qui l'accusaient d'être proche des démocrates.

En 2015, sa femme, une démocrate, avait reçu des contributions d'un allié d'Hillary Clinton lors de sa campagne pour se faire élire sénatrice de l'État de Virginie.

Plus tôt cette semaine, Peter Strzok, le principal agent de contre-espionnage du FBI chargé des enquêtes sur l'ingérence de la Russie lors de l'élection présidentielle de 2016, qui a lui aussi été congédié, a également déposé une poursuite visant le département de la Justice et le FBI.

Dans les documents déposés en cours, il a, de façon similaire, invoqué des pressions politiques de la part du président, qui avait été irrité par des messages textes dans lesquels M. Strzok le critiquait.

Avec les informations de New York Times, NPR, et AP

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