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Frank Zampino réclame de nouveau l'abandon de son procès pour fraude

Frank Zampino, en 2012, à la sortie du quartier général de la Sûreté du Québec.

Frank Zampino réclame de nouveau l'arrêt des procédures contre lui.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a bâclé son enquête, et les procédures en cours devraient être abandonnées : voilà ce que plaide l'avocate de Frank Zampino, ex-numéro deux de la Ville de Montréal, qui subit actuellement son deuxième procès pour fraude, abus de confiance et corruption dans les affaires municipales.

Lors d'une plaidoirie présentée jeudi au palais de justice de Montréal, Me Isabel Schurman a jugé que l'UPAC avait mené son enquête d'une façon telle que cela « entachait le système judiciaire de façon très sérieuse ».

Devant ce « manque de transparence » et cette « négligence inacceptable », l'avocate réclame donc l'arrêt des procédures contre son client. Le procès doit normalement débuter en septembre prochain.

Selon l'argumentation de la défense, l'UPAC a enregistré, en 2015, 39 conversations téléphoniques entre M. Zampino et ses avocats, une situation jugée « inacceptable », puisque de telles conversations sont généralement confidentielles.

À cette époque, M. Zampino préparait sa défense pour son procès précédent, lié à l'affaire du Faubourg Contrecoeur pour laquelle il a été acquitté.

Pour la Couronne, toutefois, tout a été fait dans les règles de l'art dans ce dossier. Elle soutient que le protocole en place pour ce type d'enregistrements a été respecté, et qu'aucune information n'a été glanée dans ces conversations entre M. Zampino et ses avocats, puisque la poursuite n'avait « aucun intérêt à saboter sa propre enquête ».

La juge Joëlle Roy doit prendre la demande en délibéré.

Ce n'est pas la première fois que Frank Zampino réclame la fin de son procès. En avril, il affirmait que l'État « s'acharnait contre lui » et que son arrestation dans le cadre du procès Contrecoeur, en 2017, l'avait « grandement affecté ».

Et en juin dernier, M. Zampino a été débouté en Cour du Québec, où il alléguait que ses droits constitutionnels avaient été bafoués dans la même affaire.

Avec les informations de Geneviève Garon

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