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Loblaws ne sera pas poursuivi pour la tragédie du Rana Plaza, confirme la Cour

Les secouristes transportent le corps d'une victime découverte dans les décombres du Rana Plaza, deux semaines après son effondrement, au Bangladesh

Dans leur requête, les demandeurs soutenaient que Loblaws savait qu'il existait « un risque important et spécifique » pour les travailleurs qui fabriquaient les vêtements Joe Fresh et qui étaient employés par les sous-traitants bangladais.

Photo : Ismail Ferdous

La Presse canadienne

La Cour suprême du Canada a refusé d'entendre un groupe de victimes et de parents bangladais qui voulaient poursuivre Loblaws après l'effondrement meurtrier d'une manufacture de vêtements au Bangladesh il y a six ans.

Les demandeurs souhaitaient réclamer à Loblaws des indemnités totales de 2 milliards de dollars dans le cadre d'une action collective. La principale question en litige était de savoir si un tribunal canadien avait compétence pour examiner cette plainte.

L'affaire revêtait donc une grande importance pour toutes ces entreprises qui s'approvisionnent à l'étranger. La Cour supérieure de l'Ontario et la Cour d'appel avaient précédemment refusé d'accorder leur feu vert à l'action collective.

Le Rana Plaza, un immeuble de neuf étages situé dans la capitale du Bangladesh, Dacca, s'était effondré le 24 avril 2013. La tragédie avait fait au total 1130 morts et 2520 blessés.

Des ateliers de confection de Pearl Global et de New Wave, qui fournissaient notamment à Loblaws des vêtements pour sa bannière Joe Fresh, étaient installés dans cet immeuble.

Deux ans après la tragédie, Arati Rani Das, qui a perdu un membre et dont la mère a été tuée dans l'effondrement, ainsi que trois autres Bangladais avaient déposé une demande d'action collective en Ontario contre Loblaws et trois de ses filiales.

Dans leur requête, les demandeurs soutenaient que Loblaws était responsable de la sécurité des travailleurs bangladais. Ils alléguaient que l'entreprise savait que les lieux de travail au Bangladesh étaient dangereux et qu'elle s'était engagée à assurer la sécurité des bâtiments dans lesquels les vêtements Joe Fresh étaient fabriqués.

Le juge Paul Perell, de la Cour supérieure de l'Ontario, avait conclu en juillet 2017 que dans ce cas, ce sont les lois du Bangladesh qui devaient s'appliquer. Il a aussi conclu que la réclamation avait été déposée trop tard et que Loblaws n'avait aucune obligation de diligence envers les membres du groupe.

Avec les informations de La Presse canadienne

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