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Arsenic : une enquête sur la gestion gouvernementale est réclamée

Marc Nantel, du Regroupement Vigilance Mines d'Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT)

Marc Nantel, du Regroupement Vigilance Mines d'Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Thomas Deshaies

Le Regroupement vigilance mine de l'Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT) réclame une enquête sur la gestion des émissions d'arsenic à Rouyn-Noranda par les autorités publiques. La députée Émilise Lessard-Therrien demande quant à elle que le ministre de l'Environnement, Benoît Charrette, fasse la lumière sur « les nombreux cafouillages ».

La gestion du dossier de l'arsenic par les instances gouvernementales choque le porte-parole du REVIMAT, Marc Nantel, qui réclame maintenant une enquête. Il s'agit d'une demande qui a été verbalisée quelques heures après la diffusion d'un reportage où la Direction de la santé publique s'est dissociée de la norme concernant l'arsenic.

Il y a une enquête à faire. Qu'est-ce qui fait que notre gouvernement a agi de la façon qu'il l'a fait? Quels étaient les impératifs?

Marc Nantel

De son point de vue, il est notamment inacceptable que le ministère de l'Environnement (MELCC) ait accepté une norme d'arsenic 67 fois moins stricte que la norme provinciale. Ça prend une enquête pour savoir ce qui s'est passé, qui a mis des pressions sur qui, puis qui a pris les décisions, tranche-t-il, tout en précisant que la priorité devrait toutefois être que le gouvernement exige que la Fonderie Horne respecte la norme provinciale concernant les émissions d'arsenic.

Émilise Lessard-Therrien invite le gouvernement à faire « ses devoirs »

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, demande quant à elle au ministre de l'Environnement, Benoît Charrette, de faire la lumière sur les nombreux cafouillages survenus au MELCC dans le dossier des émissions d'arsenic.

À Québec, les ministres ne semblent pas se rendre compte de la gravité du problème. Ils restent muets depuis la diffusion des résultats et ne proposent aucune solution.

Émilise Lessard Therrien

Elle déplore le fait que le gouvernement n'ait toujours pas à ce jour dévoilé de nouvel échéancier visant l'atteinte de la norme provinciale d'arsenic par la Fonderie Horne. Moi je suis toujours en attente [du plan de réduction], puis je suis consternée de voir qu'il n'y a pas un ministre qui s'est déplacé jusqu'à Rouyn-Noranda pour venir rencontrer les citoyens, rassurer les gens de Rouyn-Noranda, a-t-elle déclaré en entrevue au micro de Félix B. Desfossés jeudi matin.

Contre la stratégie de réduction progressive

Le Comité Arrêt des Rejets et Émissions Toxiques de Rouyn-Noranda, réitère également sa demande pour que la norme provinciale soit rapidement atteinte. La fonderie s'est vantée dans la présentation publique de l'étude de biosurveillance qu'elle atteignait déjà les normes de 2021, donc… on ne voit pas pourquoi le ministère de l'Environnement et la fonderie ne pourraient pas s'accorder sur des cibles plus basses pour arriver plus rapidement à la norme québécoise, souligne Mireille Vincelette, co-porte-parole du comité.

Même si la Direction de la santé publique se dissocie de la norme imposée à la Fonderie Horne par le ministère de l'Environnement, le REVIMAT juge irresponsable que l'organisme ait été en accord avec une stratégie de réduction progressive. Selon lui, cette position est contraire à sa mission de protection du public, et est justifiée par des préoccupations économiques. Ce n'est pas vrai qu'on va prendre 10 à 15 ans pour en arriver à s'approcher de la norme québécoise qui est acceptable, s'insurge le porte-parole du REVIMAT, Marc Nantel.

Invités à réagir, la Ville de Rouyn-Noranda, la Fonderie Horne et le ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue, Pierre Dufour, n'avaient pas encore répondu favorablement à notre demande d'entrevue, ou étaient indisponibles, au moment de mettre en ligne cet article.

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique