•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les diplômés en sciences infirmières refusent d'aller en région rurale, dit Hugh Flemming

Une infirmière praticienne utilise une tablette électronique.

Une infirmière.

Photo : Getty Images / Martin Prescott

Radio-Canada

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Hugh Flemming, assure qu’il y a plusieurs postes à temps plein ouverts pour les diplômés en sciences infirmières, mais que la plupart se trouvent en région rurale, où plusieurs refusent de s’installer.

Le Nouveau-Brunswick dit vivre une grave pénurie d’infirmières et a même lancé, le 30 juillet dernier, une stratégie axée, entre autres, sur le recrutement à l’étranger. Pourtant, des infirmières récemment diplômées au Nouveau-Brunswick assurent avoir été obligées de changer de province pour trouver un emploi stable.

Parmi celles-ci, Brittney Michaud, qui a obtenu son diplôme en sciences infirmières l’année dernière à l’Université du Nouveau-Brunswick. L’été après l’obtention de son diplôme, elle dit avoir réussi à travailler à temps plein, en remplaçant les infirmières qui prenaient des vacances. Mais les choses se sont corsées à l’automne. Il est alors devenu difficile, pour elle et d’autres infirmières récemment diplômées, de travailler suffisamment d’heures pour subvenir à leurs besoins.

La photo de graduation de Brittney Michaud. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brittney Michaud a obtenu son diplôme en sciences infirmières en 2018 à l'Université du Nouveau-Brunswick, mais travaille maintenant à Ottawa, en Ontario.

Photo : Gracieuseté : Brittney Michaud

Pour avoir une meilleure stabilité dans son emploi, Brittney Michaud a déménagé à Ottawa, où elle a déniché un poste à temps plein. Nous avons tous des factures à payer, dit-elle, pour expliquer sa décision.

Des postes stables en régions rurales

Selon le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Hugh Flemming, le problème n’est pas qu’il n’y a pas de postes à temps plein à pourvoir. Le problème est plutôt que ces postes se trouvent en régions rurales et que plusieurs diplômées n’en veulent pas. Plusieurs de ceux qui étudient à Fredericton ou à Moncton veulent y rester et ne veulent pas s’installer ailleurs, lance-t-il.

Pas moins de 140 postes à temps plein sont à pourvoir au sein des réseaux de santé Vitalité et Horizon, assure le ministre, mais plusieurs d’entre eux sont en région rurale.

Au réseau Vitalité, on cherche 107 infirmières à temps plein et 59 à temps partiel.

Le gouvernement n’a toutefois pas précisé combien de postes vacants sont à temps plein pour chaque région. Il n’a également pas fourni les chiffres pour le réseau de santé Horizon.

Il y a peut-être moins de personnes vivant dans les régions rurales, mais elles ont autant le droit d’avoir accès aux soins de santé.

Hugh Flemming, ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick
Hugh Flemming en point de presse.

Les Néo-Brunswickois veulent de la transparence et des réponses et c'est ce qu'il auront, a déclaré le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Hugh Flemming.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Le ministre compare la situation des infirmières à celle des enseignants, qui doivent d’abord accepter des postes dans des régions rurales avant d’accéder à ceux ouverts dans les grandes villes. Par exemple, un enseignant qui souhaite travailler à Fredericton devra peut-être commencer sa carrière à McAdam, une plus petite communauté située à 75 kilomètres au sud de la capitale.

Le ministre assure ne pas blâmer le syndicat des infirmières, mais il a laissé entendre à deux reprises lors d’une entrevue avec CBC que la pénurie était liée à la convention collective qui requiert que l’ancienneté soit prise en compte lorsqu’il y a des postes à pourvoir.

Accorder des incitatifs pour les régions rurales

Brittney Michaud admet qu’il y avait, lors de son départ en Ontario, des postes vacants à temps plein dans des régions rurales du Nouveau-Brunswick, surtout dans les urgences.

Elle pense cependant que le gouvernement pourrait faire mieux pour attirer les nouveaux diplômés dans ces régions avant qu’ils ne quittent la province, dont leur offrir des incitatifs comme des primes.

De nombreux départs à la retraite

Des 8000 infirmières dans le réseau public de la santé, au Nouveau-Brunswick, 2300 seront admissibles à la retraite dans les cinq prochaines années, selon l’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB).

Avec les informations de Elizabeth Fraser de CBC

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale