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Nintendo, Sony et Microsoft exigeront des coffres à butin plus transparents

Un dessin d'un coffre en bois incrusté de pierres précieuses et à la serrure dorée. Il est entouré d'un parchemin, d'une potion magique et de divers objets précieux.

Des législateurs de partout dans le monde se demandent actuellement si les coffres à butin devraient être considérés comme des jeux de hasard destinés aux adultes.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les studios de jeux vidéo offrant des coffres à butin, des boîtes virtuelles contenant des récompenses aléatoires, devront bientôt divulguer les chances d’obtenir chaque surprise s’ils veulent continuer de faire affaire avec Nintendo, Sony et Microsoft.

L’industrie du jeu vidéo subit de plus en plus de pression de la part du public, mais aussi des législateurs du monde entier pour revoir certaines pratiques accusées de causer une dépendance. Les coffres à butin, associés parfois aux jeux de hasard comme les machines à sous, sont l’une des principales pommes de discorde entre l’industrie et les législateurs.

Qu’est-ce qu’un coffre à butin?

Les coffres à butin sont parfois utilisés par les compagnies qui conçoivent les jeux pour rentabiliser ceux-ci. Ces coffres virtuels récompensent parfois gratuitement la personne qui joue pour ses efforts ou son temps de jeu, mais ils sont plus souvent vendus pour de l’argent réel.

Ils contiennent généralement des éléments esthétiques choisis de manière aléatoire qui n’ont pas d’influence sur le jeu et qu'il est possible d'utiliser pour déguiser son personnage ou pour modifier l’apparence de l’interface.

L’Entertainment Software Association (ESA), le lobby américain représentant l’industrie du jeu vidéo, a annoncé mercredi que les trois fabricants travaillent actuellement sur de nouvelles politiques en ce sens, qui devraient entrer en vigueur en 2020.

En vertu de ces politiques, les studios devraient révéler les chances d’obtenir les récompenses potentiellement contenues dans les coffres à butin pour avoir le droit de lancer un jeu sur les plateformes de l’une ou l’autre des trois entreprises.

De grands éditeurs au rendez-vous

Parmi les entreprises ayant signifié leur intention de se conformer aux nouvelles règles figurent Activision Blizzard, Bandai Namco Entertainment, Bethesda, Bungie, Electronic Arts, Take-Two Interactive, Ubisoft, Warner Bros. Interactive Entertainment et Wizards of the Coast, d’après ce que rapporte GamesIndustry.biz.

Disney Interactive Studios, Epic Games, Focus Home Interactive, Gearbox Publishing, Konami, Riot Games, Sega, Square Enix, THQ Nordic et Tencent, tous d’importants studios membres de l’ESA, ne se sont, quant à eux, pas engagés à faire de même pour le moment.

« De nombreux éditeurs de premier plan de l’[ESA] ont décidé qu’ils allaient mettre en œuvre une approche similaire en ce qui concerne l’édition afin de fournir cette information à la clientèle pour qu’elle puisse prendre des décisions d’achat plus éclairées », a indiqué Michael Warnecke, conseiller principal des politiques technologiques de l’ESA. M. Warnecke prononçait alors une allocution à l'occasion d’un atelier organisé par la Commission fédérale du commerce des États-Unis (FTC) sur la question des coffres à butin.

Le même genre de politique existe déjà sur les plateformes mobiles. Apple a obligé les fabricants de jeux vidéo à divulguer cette information pour pouvoir continuer de vendre leurs produits sur l’App Store dès 2017. Google a fait de même plus tôt cette année pour sa boutique Google Play Store.

Un phénomène controversé

La présence de coffres à butin dans les jeux vidéo suscite des inquiétudes dans la classe politique à l’échelle mondiale. Depuis 2017, de nombreux pays se sont penchés ou étudient toujours cette pratique controversée. Certains, comme la Belgique et les Pays-Bas, l’ont d’ailleurs interdite.

Le sénateur républicain Josh Hawley a présenté plus tôt cette année un projet de loi prévoyant interdire la vente de coffres à butin aux personnes de moins de 18 ans. 

Selon ce projet de loi, tout jeu vidéo conçu pour plaire aux personnes mineures, même s’il est classé M (17 ans et plus) ou A (18 ans et plus), ne pourrait pas contenir de microtransactions offrant un avantage aux joueurs et joueuses, un principe surnommé victoire payante (pay to win).

Avec les informations de GamesIndustry.biz, et The Verge

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