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Montréal figure en bonne position des villes arboricoles, mais pourrait mieux faire

Affiche du parc-nature de l'Anse-à-l'Orme

Le parc-nature de l'Anse-à-l'Orme fait partie des plans de la Ville pour son projet de grand parc de l'Ouest.

Photo : Radio-Canada

Mathias Marchal

La Ville a présenté jeudi son projet de Grand parc de l'Ouest, qui pourrait ajouter à son inventaire jusqu'à 1600 hectares d'espaces verts et lui permettre de se rapprocher un peu de la moyenne québécoise. Mais est-ce suffisant?

Depuis plusieurs années, la Ville plafonne à un taux d'aires protégées d'un peu plus de 6 % de sa superficie terrestre, alors que son objectif est de 10 %. Si elle arrivait à acquérir tous les nouveaux terrains visés par ce projet, elle passerait alors à environ 9 %.

Mais ce n'est pas acquis étant donné que la valeur écologique de ces mêmes terrains varie beaucoup et que les promoteurs immobiliers qui en détiennent une partie n'ont pas encore jeté l'éponge.

Si l’on se fie aux données gouvernementales de mars 2019, le Québec compte 161 540 km2 d’aires protégées en milieu terrestre, ce qui représente 10,68 % de sa superficie totale. Pour les aires marines, le taux de protection est de 3,65 %.

C’est encore loin des objectifs de l’accord de 2010 signé à Nagoya au Japon. L’accord prévoit que les signataires atteignent un taux de protection de 17 % de leur superficie terrestre et de 10 % de leurs zones marines et côtières, d’ici 2020.

Montréal s'est fixé un objectif de 10 % de conservation pour 2020. Ce sera dur à atteindre compte tenu des terrains restants, d'où l'importance de ne rien laisser passer, confie Emmanuel Rondia, membre du Conseil régional de l'environnement de Montréal.

Ce dernier croit que la Ville devrait se pencher rapidement sur le projet de grand parc de l'Est à partir du golf métropolitain d'Anjou qui attise l'intérêt des promoteurs.

Canopée 101

L’autre façon d’évaluer la performance de Montréal en matière arboricole est de se fier à son indice de canopée, c’est-à-dire le pourcentage du territoire recouvert par la ramure des arbres.

Selon les données de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), Montréal avait un indice de canopée de 22,2 % en 2017 et figurait ainsi en 52e position des 82 municipalités de la CMM.

Oka (55,8 %), Rosemère (41,8 %), Westmount  (39,5 %), Longueuil (25 %) ou Laval (23,8 %) devancent Montréal, alors que Repentigny (19 %), Boucherville (17,4 %) ou Montréal-Est (5,8 %) font moins bien qu'elle.

À l’échelle internationale, la ville fait encore mieux. Selon l’indice Treepedia, réalisé à partir d’images satellites par le Massachusetts Institute of Technology, Montréal aurait plutôt un indice de canopée de 25,5 %, ce qui la place en 6e position des 19 métropoles ayant le plus d’arbres.

Elle se retrouve ainsi derrière Tampa (36,1 %), Singapour (29,3 %), Oslo (28,8 %), Vancouver et Sydney (25,9 %), mais devant Durban (23,7 %), Genève (21,4 %), Seattle (20 %) ou Toronto (19,5 %).

Grand Montréal

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