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Une page d'histoire se tourne dans le quartier Saint-Sacrement

Le monastère des frères du Très-Saint-Sacrement est situé sur le chemin Sainte-Foy derrière l'église du même nom.

Le monastère des frères du Très-Saint-Sacrement est situé sur le chemin Sainte-Foy derrière l'église du même nom, à l'angle de la côte Saint-Sacrement.

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Robin

Radio-Canada

C’est plus d’un siècle d’histoire qui prend fin dans le quartier Saint-Sacrement, à Québec. La Congrégation du Très-Saint-Sacrement, qui lui a donné son nom, quitte son monastère du chemin Sainte-Foy.

Dans quelques heures, les derniers religieux qui résidaient encore dans l'immeuble de cinq étages auront tous quitté le bâtiment situé derrière l’église du Très-Saint-Sacrement pour emménager dans une résidence pour personnes âgées, à Beauport.

Ils n'étaient plus que 12 frères âgés de plus de 70 ans à demeurer dans le monastère qui pouvait en accueillir plus d’une cinquantaine.

En raison du vieillissement de la communauté, la Congrégation a dû se résoudre à vendre la résidence.

La maison est trop grande pour les besoins de la communauté. On veut se dégager pour être plus libre au niveau financier et administratif et ne plus avoir d’entretien de grosse maison, explique Ghislain Cossette, supérieur provincial de la Congrégation du Très-Saint-Sacrement.

Le doyen de la communauté, Paul-Eugène Hamelin, qui fêtera ses 100 ans dans quelques jours, a passé plusieurs décennies dans ce monastère. C’est d'ailleurs en ces lieux qu’il a fait son postulat avant d’entrer dans la Congrégation. Il quitte à regret.

Je vais m'ennuyer des infirmiers, de nos employés, des gens de la paroisse. On a tout ici, déplore-t-il.

Paul-Eugène Hamelin assiste à une célébration religieuse avec d'autres frères de la Congrégation du Très-Saint-Sacrement

À pratiquement 100 ans, Paul-Eugène Hamelin (assis au centre) est le doyen de la douzaine de frères de la Congrégation du Très-Saint-Sacrement.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

L’histoire d’un quartier

Les frères du Très-Saint-Sacrement se sont installés dans le quartier en 1915. C’était le bout de Québec. C’était en banlieue à ce moment-là, rappelle Ghislain Cossette.

La Congrégation a contribué au développement du secteur. L’église attenante au monastère a été construite moins d’une décennie après l'arrivée des premiers frères.

Un siècle plus tard, alors que les frères quittent le quartier, l'église, elle, a été fermée en juillet pour une période indéterminée en raison du mauvais état de sa structure.

Dans le quartier, les religieux ont aussi fondé le Centre des loisirs Saint-Sacrement, qui offre toujours plusieurs activités et des services communautaires.

Les frères du Très-Saint-Sacrement laisseront aussi leur marque sur la rue Eymard, nommée en l’honneur de Pierre-Julien Eymard, le fondateur de la Congrégation, établie à Paris, en 1856.

La communauté a participé au développement du secteur depuis le début du quartier. Pour la population et les gens qui fréquentent l'église, c'est vraiment une perte, une tristesse de nous voir partir, souligne Ghislain Cossette.

Les frères de la Congrégation ont aussi oeuvré dans quelques institutions d’enseignement, dont l’école secondaire Mont-Saint-Sacrement et le Séminaire Saint-Augustin.

Ghislain Cossette, supérieur provincial de la Congrégation du Très-Saint-Sacrement

Le supérieur provincial de la Congrégation, Ghislain Cossette

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Congrégation en déclin

La Congrégation du Très-Saint-Sacrement a déjà accueilli jusqu'à 235 religieux dans les années 1960. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 15. En plus des 12 frères qui habitaient le quartier Saint-Sacrement, trois autres résident dans une maison du secteur Loretteville.

Le père Cossette ne s’inquiète pas de voir la communauté disparaître.On se développe dans d'autres pays d’Afrique et d’Asie. On est dans 29 pays.

Le bâtiment a été vendu au Groupe Lokia qui veut en faire une résidence pour aînés.

Avec les informations de Nicole Germain

Québec

Société