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Arsenic : le ministère a autorisé une limite moins stricte que ce que la Fonderie Horne prévoyait atteindre

Une partie des installations de la Fonderie Horne, dont une cheminée.

La Fonderie Horne, située dans le quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Thomas Deshaies

Selon un représentant de la Direction de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue, la limite d’émission d’arsenic imposée à la Fonderie Horne par le ministère de l’Environnement pour 2021 est moins stricte que ce que l’entreprise prévoyait elle-même atteindre en 2018.

La fonderie avait annoncé pour 2018 qu’elle serait en deçà du 80 ng/m3, c’est ce qu’elle nous expliquait dans sa documentation, souligne le coordonnateur de l’étude de biosurveillance, Daniel Proulx.

C’est donc dire qu’en 2013, la Fonderie Horne jugeait que la technologie à sa disposition lui permettrait d’atteindre une émission moyenne annuelle de 80 ng/m3.

Or, le ministère a plutôt tranché pour une norme de 100 ng/m3 à atteindre trois ans plus tard, soit en 2021.

Rappelons que la Direction de la santé publique avait été appelée à produire un avis sur le plan de réduction des émissions de l’arsenic en 2013.

L’organisme s’était basé sur les données fournies par l’entreprise et le ministère pour formuler ses recommandations.

Questionnés sur les raisons qui justifient cette décision, la Fonderie Horne et le ministère de l’Environnement expliquent que la cible du 80 ng/m3 était basée sur la dernière modélisation. Cet outil de prédiction comporterait une incertitude de l’ordre de 50 %, explique le ministère.

Le gouvernement devait donc prendre en compte cette incertitude pour l’établissement des cibles, ajoute par courriel la représentante de la Fonderie Horne.

Le ministère précise que le 80 ng/m3 était un estimé, mais que la cible de 100 ng/m3 doit être respectée et mesurée dans l’air ambiant.

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique