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Augmentation du risque de collisions entre des drones et des avions au pays

Un drone vole au-dessous d'un avion.

Le nombre de collisions évitées de justesse entre des drones et des avions serait en hausse en Ontario.

Photo : Reuters / Carlo Allegri

Radio-Canada

Transports Canada a recensé une augmentation au cours de la première moitié de l'année du nombre de drones volant dans des corridors aériens et de quasi-collisions entre des drones et des avions, selon des données obtenues par CBC.

La hausse est particulièrement marquée en Ontario.

Du 1er janvier au 30 juin dernier, Transports Canada a compté 33 cas du genre en Ontario, comparativement à 24 durant la même période en 2018, et 25, durant les six premiers mois de 2017.

En revanche, les cas sont en baisse depuis 2017 au Québec, où leur nombre est passé de 11 à 6 durant les premiers six mois de chaque année.

Il y a eu collision dans seulement un de ces cas.

Un drone avait percuté un petit avion de la compagnie SkyJet en 2017 près de l'aéroport Jean-Lesage, à Québec. Heureusement, l'appareil, endommagé légèrement à une aile et au nez, avait pu se poser sans qu'il n'y ait de blessé.

Le drône a endommagé légèrement le nez et l'aile droite de l'aéronef.

Le drône a endommagé légèrement le nez et l'aile droite de l'aéronef.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

En 2016, deux agents de bord de la compagnie Porter avaient été blessés, lorsque le pilote de l'appareil avait réduit son altitude soudainement après avoir aperçu un objet ressemblant à un drone dans sa trajectoire, alors qu'il s'apprêtait à atterrir à l'aéroport Billy Bishop, à Toronto.

Selon des documents obtenus par CBC en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, il s'agissait d'un objet « foncé, de 5-8 pieds de diamètre [1,5 à 2,4 m] ayant la forme d'un beigne ».

Il n'y avait pas eu de collision et l'objet volant en question n'a jamais été identifié. Dans des courriels entre des employés de Porter et des enquêteurs de Transports Canada, on soulève l'hypothèse qu'il puisse s'agir d'un drone perdu d'une base militaire à Waterdown, dans l'État de New York, où sont testés des drones.

Dangers

Tout véhicule se trouvant dans la trajectoire d'un pilote va être très préoccupant pour lui, raconte l'ancien pilote de ligne Michael Cohen, particulièrement au décollage et à l'atterrissage.

Le risque de dommages à un appareil commercial [en cas de collision] pourrait être très important, ajoute-t-il.

L'an dernier, un homme et une femme avaient été arrêtés en Grande-Bretagne à la suite de plusieurs intrusions de drone dans l'espace aérien de l'aéroport de Gatwick, menant au report et à l'annulation de centaines de vols.

Pour sa part, Ryan Coates, de Transports Canada, souligne qu'il y a « plus de drones dans les airs, donc la probabilité augmente que des incidents nous soient signalés ».

Il y a des milliers de drones de plus [en circulation], note-t-il.

M. Coates indique que Transports Canada va continuer à « surveiller » la situation pour voir s'il y a d'autres mesures à prendre. Nous nous engageons à continuer à passer le message aux Canadiens pour réduire le nombre d'incidents signalés, dit-il.

Depuis le 1er juin, les propriétaires de drones pesant plus de 250 g doivent s'inscrire auprès de Transports Canada. Plus de 9400 d'entre eux l'ont fait en Ontario, alors que pour l'ensemble du pays, le nombre d'inscriptions est de près de 28 000.

Les nouvelles règles fédérales stipulent aussi que ces propriétaires doivent obtenir un permis de pilotage. Toute personne mettant en péril un avion est passible d'une amende pouvant atteindre 15 000 $.

Avec les informations de CBC News

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